Les foyers bénéficiant d’un crédit d’impôt pour services à la personne doivent désormais remplir une case additionnelle afin de continuer à profiter de cet avantage fiscal. Cette modification dans la législation a pour but de renforcer la transparence et le contrôle au sein du système fiscal, rapporte TopTribune.
Impact sur les millions de contribuables
Chaque année, près de 5 millions de contribuables profitent de crédits d’impôt liés à des services à domicile, touchant environ 4,7 millions de foyers. Selon la Direction générale des finances publiques (DGFIP), le gain fiscal moyen s’élève à 1 226 €, et le crédit d’impôt peut atteindre jusqu’à 6 000 € par foyer, représentant ainsi une aide financière significative.
Pour que les dépenses engagées entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025 soient reconnues, il est crucial de bien remplir sa déclaration pour éviter les erreurs fréquemment observées.
La nouvelle exigence impose maintenant de déclarer non seulement les sommes dépensées, mais également d’indiquer l’entité bénéficiaire de ces paiements, à travers la case 7DB du formulaire dédié aux crédits d’impôt.
Procédure de déclaration à suivre
Désormais, les contribuables devront compléter une colonne supplémentaire dans l’annexe 2042-RICI, destinée aux crédits et réductions d’impôt. Plus précisément, la ligne « Service à la personne : emploi à domicile » exige désormais de fournir le nom de l’organisme ou de l’entreprise ayant effectué les prestations payées. Cette nouvelle information est essentielle pour permettre à l’administration fiscale de vérifier la conformité des prestations déclarées.
Le site officiel permet de faciliter cette démarche en accédant à son espace personnel, où il suffira d’ouvrir la déclaration et de se rendre à la section « Vos charges ». Pour des catégories spécifiques, telles que « Garde d’enfants » ou « Entretien de la maison et travaux ménagers », des sous-catégories sont disponibles pour indiquer les montants engagés. Par exemple, si un couple dépense 4 000 € pour une nourrice et 6 000 € pour une femme de ménage, l’administration pourra rembourser jusqu’à 5 000 €, à condition que la déclaration soit correctement remplie.