
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a récemment communiqué une hausse prévue de 7,4% du prix repère de vente de gaz, qui entrera en vigueur le 1er juillet 2026. Cette décision impacterait environ 6 millions de ménages en France, conséquence directe de l’augmentation des coûts d’approvisionnement sur les marchés globaux, exacerbée par les tensions au Moyen-Orient ainsi que par la revalorisation des tarifs de distribution, rapporte TopTribune.
Une facture de gaz en hausse de 7,4% dès juillet
Ce nouveau tarif révèle une augmentation significative, le prix repère passant de 152,86 euros/MWh TTC en juin à 164,21 euros/MWh TTC en juillet. En moyenne, la facture mensuelle des foyers touchés augmentera de 2,7 euros TTC, selon les estimations de la CRE. Bien que ce montant puisse sembler modeste à première vue, il s’inscrit dans un cadre plus large de hausse continue des prix sur les marchés énergétiques en Europe.
60% des abonnés résidentiels touchés par la hausse
L’impact de cette augmentation sera particulièrement ressenti par les ménages ayant choisi une offre de fourniture indexée sur le prix repère, représentant environ 60% des abonnés au gaz résidentiels. Ces 6 millions de foyers subissent les fluctuations du marché, contrairement aux 40% qui profitent d’offres à prix fixe.
Cependant, même pour les détenteurs d’offres à prix fixe, la hausse se manifeste. En effet, la composante « acheminement » de leur facture, qui couvre les coûts de transport et de distribution, connaît une augmentation de 5,87% à compter du 1er juillet. Pour ces consommateurs, la CRE anticipe une hausse globale d’environ 1,5% sur leur facture. Au 31 décembre 2025, environ 10,34 millions de ménages étaient abonnés au gaz naturel en France, signalant ainsi l’étendue de cette situation sur le pouvoir d’achat des foyers.
Les tensions géopolitiques alimentent la flambée
Cette montée des prix s’enracine dans l’instabilité sur la scène géopolitique actuelle. Le prix de référence pour le mois de juillet a enregistré une hausse de 18% par rapport à avril, période qui ne tenait pas encore compte des effets du conflit au Moyen-Orient sur les tarifs énergétiques.
Les coûts d’approvisionnement continuent leur ascension sur les marchés gaziers en Europe, alimentés par une incertitude géopolitique persistante. Le prix repère se base sur deux indices principaux : l’indice MA2, représentant 80% de la composante approvisionnement, et l’indice QA, pour les 20% restants.
Les frais associés à l’activité de fourniture augmentent aussi, notamment via les certificats d’économies d’énergie (CEE) et des coûts commerciaux que les fournisseurs répercutent sur leurs clients.
Vers 1.800 euros de facture annuelle
La cumulativité des hausses successives exerce une pression considérable sur le budget familial. En effet, la facture annuelle moyenne d’un foyer utilisant le gaz pour son chauffage atteint maintenant 1.789 euros, soit une augmentation de 283 euros par rapport à l’année précédente.
Pour les ménages qui n’utilisent le gaz que pour la cuisson et l’eau chaude (avec une consommation de 4.000 kWh par an), la facture annuelle s’élève à 794 euros, en augmentation de 117 euros sur un an. L’impact demeure limité en période estivale, où la consommation de gaz représente seulement environ 1% de la consommation annuelle d’un foyer chauffé au gaz.
Si les prix actuels se maintiennent jusqu’à la saison de chauffage 2026-2027, la facture de janvier pourrait atteindre 287 euros, contre environ 44 euros en juillet. Cette inquiétante tendance soulève d’importantes questions sur l’avenir des ménages et la gestion de leur budget face à des tarifs en constante augmentation.