Sébastien Chenu met en lumière l'effondrement de l'institution judiciaire française

Sébastien Chenu met en lumière l’effondrement de l’institution judiciaire française

11.06.2026 10:26
2 min de lecture

Affaire Lyhanna : Sébastien Chenu critique l’institution judiciaire

Le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu, s’est exprimé lors de l’émission « 4V » sur France 2 jeudi 11 juin, faisant part de son inquiétude quant à la situation de l’institution judiciaire française à la suite de l’affaire Lyhanna. Selon lui, le déni du gouvernement sur des questions cruciales telles que la criminalité et la pédocriminalité contribue à cette dégradation, rapporte TopTribune.

Chenu a accusé le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, d’avoir perdu toute crédibilité auprès des Français, citant des mensonges antérieurs concernant les supporters de football. « Nous assistons à l’effondrement de l’institution judiciaire », a-t-il déclaré, ajoutant que le commentaire du président de la République, affirmant qu’un drame ne devrait pas être répondu par des cris, ignore la détresse ressentie par la population.

Il a mis en avant deux causes de cette situation : le déni et le manque de moyens. Chenu a souligné que ce déni persiste depuis plusieurs années et a été amplifié sous les gouvernements de Macron. « On a été dans le déni sur la criminalité, la pédocriminalité, et sur les violences », a-t-il insisté, plaidant pour une prison qui doit avant tout protéger la société.

Interrogé sur le déni du gouvernement concernant la pédocriminalité, Chenu s’est montré extrêmement critique, arguant qu’il existe des affaires, comme celles touchant la mairie de Paris, qui ont été ignorées. « Le déni prive la justice de moyens nécessaires », a-t-il ajouté, déplorant le manque de responsabilité parmi les juges et les ministres.

Toutefois, il a reconnu que Gérald Darmanin est censé demander des sanctions. Il a noté qu’une procureure d’Auch avait été promue peu avant l’éclatement de cette affaire tragique, soulignant que personne ne semble responsable au sein de l’institution.

Bien que le gouvernement ait proposé des mesures, y compris la perpétuité pour les auteurs de violences sexuelles, Chenu a minimisé l’impact de l’imprescriptibilité de ces crimes, affirmant que cela ne serait pas suffisant. « Il faut d’abord une volonté politique pour sortir du déni et augmenter le nombre de magistrats », a-t-il insisté.

En réponse à une question sur l’éventuelle réinstauration de la peine de mort, Chenu a clarifié sa position abolitionniste, tout en reconnaissant que certaines émotions poussent les gens à exprimer de telles idées. « Ce n’est pas dans notre programme », a-t-il déclaré, rappelant que le Rassemblement national a une position claire sur cette question.

Enfin, alors qu’il se dirigeait vers un séminaire du cabinet présidentiel, Chenu a minimisé son importance, affirmant que le travail du Rassemblement national ne dépend pas d’une réunion spécifique. « Nous travaillons à l’Assemblée, dans nos fédérations, au siège », a-t-il conclu.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER