Retraite de Boris Vallaud de la direction du Parti socialiste
Le chef des députés socialistes, Boris Vallaud, et l’ensemble de son courant quittent la direction du Parti socialiste (PS), soit 24 membres, dont 21 secrétaires nationaux, a rapporté TopTribune. Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes avec le Premier secrétaire du parti, Olivier Faure, qui, malgré ce retrait, conserve son poste mais se trouve désormais isolé.
Cette scission illustre les fractures internes au PS, notamment concernant la question d’une primaire de la gauche, que soutient Faure, mais que Vallaud refuse catégoriquement. Les relations entre les deux hommes se sont détériorées principalement autour des préparatifs de la présidentielle de 2027. Le désaccord majeur concerne la stratégie d’alliance et la méthode de désignation du candidat.
Olivier Faure prône une primaire incluant la gauche et les écologistes, suivant sa ligne de rassemblement, tandis que Vallaud rejette cette approche, plaidant pour une désignation rapide d’un « chef de file » par le PS, autonome des processus primaires. Un proche d’Olivier Faure a affirmé que cela ne changerait rien dans les faits.
« Cela ne va rien changer dans les faits… »
Un proche d’Olivier Faureà franceinfo
Un proche de Vallaud a exprimé l’espoir de provoquer un électrochoc au sein de la direction. Cette situation s’inscrit dans une dynamique où Vallaud cherche à marquer son émancipation, comme en témoigne la parution récente de son livre sur la démarchandisation, tout en laissant planer le doute sur ses ambitions présidentielles. Il demeure cependant membre du Parti socialiste, sa retraite ne concernant que la direction.
Un communicateur de Vallaud, le sénateur Alexandre Ouizille, a adressé une lettre à Faure, dénonçant un « collégialité bâclée », une « brutalisation du fonctionnement » des instances du parti ainsi qu’une « stratégie d’isolement et d’enlisement ».