
Les avis de taxe foncière pour l’année 2026 ont commencé à être distribués aux propriétaires qui ont choisi le format papier dès le lundi 24 août 2026. Ceux qui ont sélectionné une autre méthode devront patienter jusqu’à jeudi pour consulter leur avis en ligne, rapporte TopTribune.
À l’échelle nationale, la part de la taxe fixée par l’État connaît une hausse de 0,8 % en 2026, ce qui représente environ 9 euros de plus en moyenne, selon TF1 Info. Cette augmentation est moins marquée comparée à celle de 2023, qui s’élevait à 7,1 %, ou à celle de 2024 avec 3,9 %.
En outre, après avoir ralenti à 1,7 % en 2025, cette part réajustée par l’État ne constitue qu’une moitié de l’ensemble : les collectivités locales fixent ensuite le taux final, ce qui explique les disparités significatives d’une commune à l’autre.
Des hausses à Montrouge, Fréjus ou Ajaccio
Dans la majeure partie des villes comptant plus de 40 000 habitants, les taux communaux demeurent stables en 2026. Toutefois, certaines exceptions se distinguent notablement. Par exemple, à Montrouge, située dans les Hauts-de-Seine, le taux augmente de 25 %. D’après les informations du cabinet FSL, Fréjus connaît un bond de 22,4 % tandis qu’Ajaccio enregistre une hausse de 19 %.
À Merkwiller-Pechelbronn, dans le Bas-Rhin, l’augmentation dépasse même 60 %, une décision prise par les autorités locales pour équilibrer leurs finances.
Par ailleurs, d’autres communes affichent des augmentations notables :
- Clamart avec 16,9 %
- Drancy avec 14,1 %
- Bastia avec 13,7 %
- Montpellier avec 10,7 %
À l’inverse, Corbeil-Essonnes maintient son montant stable, tandis que Castelnau-Le-Nez enregistre une diminution du taux de 8 %.
À Montrouge, la hausse de 25 % se reflète directement dans les factures. Marine, une propriétaire retraitée, prévoit de devoir s’acquitter de 50 à 60 euros de plus en 2026. « Je suis très en colère. Je suis à la retraite et mes revenus continuent de diminuer. La vie devient de plus en plus coûteuse », confie-t-elle à RMC.
De son côté, Michel, également propriétaire de biens dans la commune, constate une augmentation de sa taxe d’environ 50 euros et critique la situation, déclarant que les gens sont traités comme des « jambons ».
Une pause avant une reprise attendue en 2028
Cependant, ces fortes hausses restent des cas particuliers, selon Sylvain Grataloup, président de l’Union nationale des propriétaires immobiliers. Il évoque un schéma typique qui se répète après chaque cycle électoral : « Généralement, les années suivant les élections municipales voient peu d’augmentations des taux. Si les taux restent inchangés, cela pourrait séduire un électorat favorable. »
Pour l’année suivante, il prévoit une progression modérée, voire une stagnation dans un contexte électoral. Les perspectives devraient changer à partir de 2028, avec des augmentations projetées qui dépasseront le taux communal habituel.
Son association a évalué que la taxe foncière a augmenté de près de 40 % entre 2014 et 2024. Dans un entretien accordé à TF1, il résume la situation en indiquant que la taxe foncière est devenue un enjeu important lors des élections.
Les propriétaires concernés doivent s’acquitter de leur avis avant le 15 octobre par chèque, virement ou espèces. Ceux qui choisissent de payer en ligne disposent d’un délai jusqu’au 20 octobre.