Alors que les premiers avis de taxe foncière ont été envoyés, la hausse nationale reste globalement modérée à +0,8 % pour 2026. Cependant, des augmentations de taux municipales ciblées et des travaux de confort déclarés entraîneront une forte augmentation de la facture pour certains des 32 millions de propriétaires en France. Découvrez qui est concerné par ces augmentations, rapporte TopTribune.
La facture s’alourdit brutalement pour certains ! Si la revalorisation nationale des bases foncières plafonne à 0,8 % cette année — loin des 7,1 % de 2023 —, la taxe va s’envoler pour les habitants de certaines communes et les possesseurs de logements réaménagés.
Les villes où les taxes municipales explosent
À l’échelle du pays, l’indexation sur l’inflation reste faible (+0,8 %). Dans le contexte électoral incitant à la retenue, seules onze communes de plus de 40 000 habitants ont augmenté leur fiscalité localement, selon des données publiées par le cabinet Finances et Stratégies Locales (FSL).
- Une grande métropole se démarque nettement : Montpellier (Hérault) applique une hausse de +10,7 % de son taux, le portant à 58,43 %.
En Île-de-France et en région, d’autres villes enregistrent de fortes progressions :
- Mamoudzou (Mayotte) : +95,5 %
- Puteaux (Hauts-de-Seine) : +60 % (taux fixé à 21,4 %)
- Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) : +29,9 % (taux fixé à 32,5 %)
- Montrouge (Hauts-de-Seine) : +27,1 % (taux fixé à 23,43 %)
- Fréjus (Var) : +22,5 %
- Ajaccio (Corse) : +19 %
- Clamart (Hauts-de-Seine) : +16,8 % (taux fixé à 25,16 %)
- Courbevoie (Hauts-de-Seine) : +2,5 % (taux fixé à 14,88 %)
À l’inverse, Nice (Alpes-Maritimes) est la seule grande ville à abaisser sa taxe foncière, avec un recul de -11,2 % (taux à 37,02 %).
Équipements et confort : la hausse cachée du cadastre
L’augmentation touche également les logements ayant fait l’objet de travaux d’aménagement. La base de calcul intégrant six « éléments de confort » (baignoires, douches, WC, lavabos, chauffage, climatisation) entraîne une augmentation automatique de la valeur locative du bien.
Selon les estimations de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) citées par le cabinet Finances et Stratégies Locales (FSL) et l’Union des propriétaires immobiliers (UNPI), près de 7,4 millions de logements comportent des équipements sous-évalués dans les fichiers cadastraux.
Ces disparités créent « des différences d’imposition, parfois de plusieurs centaines d’euros » entre logements similaires. La hausse moyenne constatée sur ces réajustements s’élève à 63 euros par foyer concerné. Enfin, il convient de prendre en compte la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) ainsi que les frais de gestion prélevés par l’État (fixés à 3 %), qui viennent alourdir le montant final de l’avis d’imposition.