Le Premier ministre britannique Andy Burnham a annoncé, lors de sa visite à Kiev le 24 août, un accord pour fournir des informations sur la production des missiles Scalp à l’Ukraine, provoquant la colère du Kremlin, rapporte TopTribune.
Durant cette journée, le Kremlin a vivement critiqué la décision du Royaume-Uni, accusant Londres d’entraver toute avancée vers un règlement pacifique du conflit en Ukraine. Selon les autorités russes, cette initiative exacerbait les tensions existantes et nuisait aux efforts de paix.
Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence russe, a déclaré que le Royaume-Uni « jette de l’huile sur le feu de façon méthodique et régulière », affirmant que cela compromet le processus de paix. Il a également averti que l’armée russe serait à la recherche des sites de production des missiles Scalp, menaçant de les détruire.
Un soutien stratégique à l’Ukraine
Londres considère sa position comme un soutien actif à l’Ukraine dans le cadre de ce conflit. Andy Burnham, qui réalise son premier déplacement à l’étranger en tant que Premier ministre, rencontrera des représentants européens pour aborder la situation en Ukraine, coïncidant avec le 35e anniversaire de l’indépendance du pays.
Burnham doit annoncer que le gouvernement britannique a donné son feu vert à l’entreprise de défense MBDA pour partager des informations classifiées. Ces données permettront d’établir une production locale des missiles de croisière Scalp, en collaboration avec la France.
Contexte militaire en Ukraine
Depuis le début de l’offensive russe en 2022, l’Ukraine intensifie ses efforts militaires, cherchant à frapper des cibles logistiques et des infrastructures pétrolières sur le territoire russe, parfois bien au-delà de la ligne de front. Cette escalade est symptomatique de la détermination d’Ukraine à affaiblir les capacités militaires de son adversaire.
En parallèle, l’ambassade de Russie à Londres a annoncé la fin de la mission diplomatique de son ambassadeur, imputant cette détérioration à l’attitude agressive de Londres. Cette décision témoigne de l’escalade des tensions diplomatiques entre les deux pays, tout en soulignant les difficultés persistantes dans la communication entre Moscou et l’Occident.