Des accusations attestent de l’accès présumé à la vidéosurveillance par la Jeune Garde de Lyon
La polémique autour de la mort de Quentin Deranque, survenue le 14 février, a pris de l’ampleur avec les déclarations d’Olivier Vial, président du syndicat étudiant UNI, qui a affirmé que la ville de Lyon aurait permis à la Jeune Garde d’accéder à ses images de vidéosurveillance. Cette affirmation a été largement discutée sur CNews et sur les réseaux sociaux, rapportent TopTribune.
Olivier Vial a déclaré que la mairie de Lyon, par l’intermédiaire de son adjoint à la sécurité, avait constitué en 2022 un groupe de liaison contre l’extrême droite, dans lequel la Jeune Garde serait impliquée. Il a affirmé que cela incluait un accès à la vidéosurveillance, ce qui supposerait que la Jeune Garde aurait eu accès aux images des locaux où se trouvaient des groupuscules d’extrême droite.
Cette affirmation a suscité des interrogations, notamment sur la véracité de cet accès. En effet, une interview de l’adjoint à la sécurité, Mohamed Chihi, citée par Vial, n’atteste en aucun cas de cette possibilité. Mohamed Chihi avait évoqué la vidéosurveillance mais en lien avec la sécurité des locaux occupés par des groupes d’extrême droite dans le 5e arrondissement, sans mentionner d’accès accordé à la Jeune Garde.
Réaction face à la désinformation
La ville de Lyon a rapidement réagi en annonçant son intention de saisir l’ARCOM et de porter plainte contre CNews pour diffuser cette information jugée fallacieuse. Des élus de la majorité municipale ont exprimé leur satisfaction à propos de cette décision, dénonçant une « séquence de désinformation » qui a été amplifiée sur les réseaux sociaux.
Les autorités lyonnaises insistent sur le fait que le système de vidéosurveillance est « strictement encadré » et que son utilisation est réservée à des agents spécialement habilités, dans un cadre légal précis. Dans leur communiqué, ils soulignent que suggérer qu’une association ou un mouvement pourrait avoir accès à ce système porte préjudice à l’intégrité d’un dispositif public sensible.
Clarifications d’Olivier Vial
Au lendemain de la controverse, Olivier Vial a tenté de clarifier ses propos via un message sur son compte X, où il a déclaré n’avoir demandé que des « précisions sur le comité de liaison anti-extrême droite établi par la Ville de Lyon en 2022 ». Il a néanmoins reconnu, dans une déclaration à l’AFP, avoir utilisé une phrase qu’il qualifie de « peut-être maladroite ».