À Toulouse, près de 900 dessinateurs de 70 pays se réunissent pour croquer en direct

À Toulouse, près de 900 dessinateurs de 70 pays se réunissent pour croquer en direct

16.07.2026 16:26
1 min de lecture

Des esquisseurs urbains réunis à Toulouse pour capturer la ville

Le 15 juillet, à Toulouse, 900 dessinateurs de la communauté Urban Sketchers, représentant 70 pays, se sont rassemblés sur la place de la Daurade pour croquer sur le vif l’architecture locale et les scènes de vie, sans recours à la photographie ni à des ateliers formels, rapporte TopTribune.

Ameya, un artiste peintre urbain de 35 ans originaire des Pays-Bas, s’est installé face au dôme de la chapelle Saint-Joseph de la Grave. Concentré sur son croquis, il confie : « Dessiner est détendant pour moi. » Des centaines d’esquisseurs, assis sur des chaises pliantes, sont absorbés par leur art tout en profitant de l’atmosphère conviviale qui règne lors de cet événement.

Concentration et créativité sur la place de la Daurade

Ameya, portant un étui de peintures usé, mélange des couleurs tout en maintenant son regard fixé sur sa feuille, malgré l’incertitude du temps. En une demi-heure, il parvient à donner vie au dôme sous son pinceau, déclarant avec amusement : « C’est difficile de s’arrêter, » avant de se diriger vers l’église des Jacobins pour un nouveau sujet à dessiner.

Des styles variés au sein de la communauté

Accompagné de son ami Alex, les deux artistes se retrouvent fréquemment. Tandis qu’Ameya est attiré par les fleurs et les bâtiments, Alex se penche sur les scènes de mouvement, observant les passants et capturant des gestes fugaces. « Je préfère les choses mouvantes mais on peut se perdre en dessinant les portes magnifiques du collège Fermat, et c’est ça qui est génial, » s’émerveille-t-il.

Non loin de là, Chris Fajen, une artiste allemande, préfère dessiner sans faire poser personne. Elle décrit l’atmosphère de Toulouse comme reposante, avec ses ruelles étroites et ses façades en brique rose. Faby V., originaire de la région, immortalise l’église Saint-Jérôme, déclarant que le mouvement se fonde sur l’observation directe. De son côté, Janet, membre d’Urban Sketchers depuis plus de dix ans, évoque le besoin de s’arrêter pour apprécier chaque détail de l’environnement.

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