Les députés socialistes exposent leurs propositions pour le budget 2027
Lors d’une conférence de presse tenue le 16 septembre 2026, le groupe socialiste à l’Assemblée nationale a dévoilé plusieurs propositions budgétaires, malgré une actualité perturbante. Boris Vallaud, président du groupe, a dû manquer cet événement crucial en raison d’une réunion d’urgence concernant la situation du député Philippe Brun, récemment exclu de la primaire du PS suite à des accusations de violences, rapportent TopTribune.
Sans la présence de Vallaud, les députées Estelle Mercier et Sandrine Runel ont pris en charge la présentation des propositions. Comme l’annoncera le Premier ministre Sébastien Lecornu le 1er octobre, le gouvernement devra identifier 30 milliards d’euros d’économies dans un climat politique explosif.
Mercier a exprimé l’espoir que le projet ne soit pas « un musée des horreurs » comme l’année précédente, ajoutant qu’ils laisseraient le gouvernement examiner leur projet avant de déterminer comment il en fera usage. Les députés socialistes visent à générer « 39,5 milliards d’euros de recettes nouvelles », incluant 11 milliards destinés au « soutien à la croissance », tout en prévoyant 22 milliards de dépenses nouvelles concentrées sur l’augmentation du pouvoir d’achat des classes populaires.
Les sociaux-démocrates envisagent d’augmenter le SMIC à 1 700 euros nets par mois, contre 1 477 euros actuellement, et souhaitent organiser une conférence sociale pour améliorer les salaires. Ils proposent également une contribution sociale généralisée (CSG) « progressive », avec un taux réduit pour les travailleurs sous le SMIC.
Face aux enjeux écologiques, l’offset socialiste prévoit de doubler le budget de la sécurité civile à un milliard d’euros et de créer un fonds climatique avec 5 milliards d’euros. En matière de lutte contre les violences sexuelles, ils veulent dégager 3 milliards d’euros pour le financement d’une loi intégrale à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.
Concernant les recettes, les socialistes remettent en avant la taxe Zucman, initialement rejetée par le gouvernement, qui imposerait un minimum de 2% pour les fortunes supérieures à 100 millions d’euros. Ils proposent également une taxe sur les géants du numérique et des économies via la réforme des niches fiscales.
À l’issue de leur présentation, Mercier et Runel ont promis de participer au débat budgétaire, malgré la position plus réservée d’Olivier Faure, qui avait évoqué la possibilité de censure. Ce tension entre le gouvernement et le PS rappelle les accords de soutien réalisés lors du précédent budget, laissant planer un doute sur l’avenir des négociations à venir.
