Rassemblement national : menaces de démission ciblent la Banque de France et le Conseil constitutionnel

Rassemblement national : menaces de démission ciblent la Banque de France et le Conseil constitutionnel

15.10.2026 19:56
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À l’approche de l’élection présidentielle, le Rassemblement national (RN) intensifie sa critique à l’égard de l’administration et des organes régulateurs. Récemment, des figures clés de l’État ont été ciblées, leur demandant de démissionner ou d’adopter une stricte neutralité, rapporte TopTribune.

Le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, est le dernier en date à être visé. Le député RN Jean-Philippe Tanguy l’a accusé, lors d’un déplacement à Bangkok, d’avoir déclaré que le budget de la France pouvait être adopté sans majorité parlementaire, par l’intermédiaire de l’article 49.3 ou par ordonnances. Tanguy a estimé que l’ex-conseiller d’Emmanuel Macron « se comporte toujours comme un macroniste » et a exigé son départ.

Attaques contre le Conseil constitutionnel et l’Europe

Cette offensive ne se limite pas à la Banque de France. Marine Le Pen a également demandé le départ de Richard Ferrand de la présidence du Conseil constitutionnel. Les déclarations de l’ancien président de l’Assemblée nationale, jugeant irréaliste le projet du RN de modifier la Constitution par référendum, ont déplu à Le Pen. Selon elle, Ferrand a manqué à son obligation de réserve en s’exprimant sur un sujet « qui n’a pas encore été soumis au Conseil constitutionnel ».

En cas de succès électoral, le RN envisage un remaniement substantiel au sein de l’administration. Préfets, diplomates et directeurs d’administration qui s’opposent à la nouvelle ligne politique sont avertis : « Le fonctionnaire qui ne voudra pas jouer le jeu, on se passera de ses services », a confié un proche de la candidate, promettant, en revanche, de nombreux « postes à pourvoir » pour les hauts fonctionnaires loyaux.

Sur le plan international, Marine Le Pen ne cache pas sa détermination. Elle se prépare à un « bras de fer » avec la Commission européenne et sa présidente, Ursula von der Leyen, qu’elle accuse de vouloir bloquer le budget européen. À Bruxelles, la chef du RN a résumé sa position en affirmant que « la dissuasion fait partie de la négociation » face aux instances européennes et nationales.

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