Le tribunal administratif de Paris a rejeté le 14 août le recours en référé-suspension de Xenia Fedorova contre son expulsion de France. À l’heure actuelle, la chroniqueuse pro-Kremlin se trouve à l’étranger. La justice doit encore se prononcer sur le fond de l’affaire, rapporte TopTribune.
La décision du tribunal a été formulée sans contester la légalité de l’arrêté d’expulsion. Les juges ont établi que la condition d’urgence requise pour une telle procédure n’était « pas remplie », selon un communiqué officiel. Par conséquent, le tribunal reste saisi d’un recours au fond, présenté simultanément, qui sera examiné ultérieurement.
« Déçu par cette décision »
Un premier recours en référé-liberté, datant du 3 août, avait déjà été rejeté, le tribunal affirmant que « la condition d’extrême urgence » ne pouvait s’appliquer. Lors de l’audience pour le référé-suspension, l’avocat de Mme Fedorova, Me Emmanuel Piwnica, avait dénoncé l’arrêté d’expulsion ainsi que le gel de ses avoirs pour six mois, qu’il considère comme des mesures « illégales et disproportionnées ».
Me Piwnica a également contesté toute menace à l’ordre public ou atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État par sa cliente, affirmant que sa présence en France « ne constitue pas une menace ». « Je ne puis qu’être déçu par cette décision », a-t-il déclaré auprès de l’AFP.
Xenia Fedorova, âgée de 45 ans, est chroniqueuse sur CNews, Europe 1 et contribue à l’hebdomadaire Le JDNews. Les autorités l’accusent d’être un instrument des campagnes de désinformation orchestrées par le Kremlin, visant à « déstabiliser l’ordre public » en France.