Une retraitée de 87 ans expulsée de son logement à Madrid après 70 ans d'occupation

Une retraitée de 87 ans expulsée de son logement à Madrid après 70 ans d’occupation

25.09.2026 08:06
1 min de lecture

Une expulsion brutale à Madrid : une retraitée de 87 ans mise à la rue

Le 23 septembre 2026, María del Carmen Abascal, âgée de 87 ans, a été expulsée de son logement à Madrid, alors que des centaines de manifestants s’étaient mobilisés pour la soutenir. L’immeuble où elle résidait depuis 1956 a été racheté par un fonds immobilier, entraînant une hausse du loyer jugée exorbitante, rapporte TopTribune.

Au cœur du quartier de Retiro, cette scène tragique s’est déroulée sous les yeux de nombreux voisins et membres du Syndicat des locataires, rassemblés pour empêcher son expulsion. Malgré leurs efforts pour défier la décision judiciaire, la police a fait usage de gaz lacrymogène pour dégager l’accès et permettre à la commission judiciaire d’agir.

Une ambulance a été dépêchée sur les lieux pour secourir la retraitée, visiblement éprouvée par la situation. Elle a été forcée de quitter son appartement, accueillie par les cris et les sifflements de la foule. Son avocate, Me Beatriz Duro, a tenté de négocier une prolongation du délai pour récupérer ses effets personnels, mais l’entreprise propriétaire a refusé tout compromis. « Ils ont refusé de lui laisser seulement quelques heures pour récupérer ses affaires personnelles dans son propre logement », a fait savoir l’avocate.

Un loyer insupportable : le passé d’un contrat de location historique

Cette situation découle d’un ancien bail que les parents de Maricarmen avaient signé en 1956, garantissant un loyer à bas prix. Après le décès de ses proches, le contrat est resté en vigueur jusqu’à ce que l’immeuble soit vendu à la société Urbagestión Desarrollo e Inversión en 2018. Bien que la justice ait d’abord soutenu Maricarmen, le Tribunal suprême a finalement tranché en faveur de l’entreprise, la privant de son droit à un loyer raisonnable.

La nouvelle société a exigé un loyer de 2 500 euros par mois, représentant une augmentation de 247 % par rapport à ce qu’elle payait précédemment, la plaçant dans l’impossibilité de s’acquitter de la somme.

Une situation ignorée même par l’ONU

La médiatisation de cette affaire a atteint un tel niveau qu’elle est parvenue jusqu’à l’ONU, qui, en juin 2026, a demandé à l’Espagne de suspendre l’expulsion et de trouver une solution adéquate pour reloger Maricarmen. Cependant, cette demande est restée sans effet.

Pour se défendre contre les critiques, la mairie de Madrid a affirmé avoir proposé de l’aide financière à Maricarmen lors des précédentes tentatives d’expulsion. Récemment, les services sociaux lui ont même offert une place en maison de retraite, proposition qu’elle a déclinée, préférant s’installer chez des membres de sa famille.

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