Coupe du Monde 2026 : les attentes des supporters sénégalais face aux enjeux environnementaux

Coupe du Monde 2026 : les attentes des supporters sénégalais face aux enjeux environnementaux

02.06.2026 12:06
2 min de lecture

La Coupe du Monde 2026 : un événement polluant malgré des promesses écologiques

À partir du 11 juin, la Coupe du Monde 2026 de football se déroulera dans trois pays, avec 16 stades accueillant 48 équipes pour 104 matchs, attirant des centaines de milliers de spectateurs à Vancouver, Toronto, New York, Boston, Los Angeles, Mexico et Guadalajara. Toutefois, cet événement historique sera également le plus polluant de l’histoire, rapporte TopTribune.

Freddie Daley, chercheur à l’université de Sussex et membre du réseau « Cool Down, the sport for climate action », souligne que les critiques de la Coupe du Monde au Qatar en 2022, avec ses stades climatisés, palissent face à l’impact environnemental de cette édition. Avec les équipes et les supporters devant parcourir d’énormes distances, la compétition deviendra encore plus désastreuse pour la planète.

C’est la première fois que la Coupe du Monde se déroule dans trois pays, les États-Unis, le Canada et le Mexique, sur un territoire dépassant 4 000 km. Le format doit également accueillir 48 équipes, soit une augmentation significative par rapport aux éditions précédentes.

Cette Coupe du Monde devrait générer environ 9 millions de tonnes de CO2, dont 7,7 millions pour les transports, selon une étude de l’organisation britannique Scientists for Global Responsibility. Daley note que cela représente plus du double des émissions des éditions antérieures, comparables à celles de petits pays en une année.

Des voyages émettant de fortes quantités de CO2 pour les supporters

Un supporter français, par exemple, pourrait du fait des déplacements générer jusqu’à 6 tonnes de CO2 pour suivre son équipe à travers plusieurs villes américaines. Lisant entre les lignes, Daley commente que la meilleure option serait de privilégier le train, mais l’infrastructure ferroviaire américaine insuffisante et les prix prohibitifs rendent l’avion plus pratique.

Pour les supporters britanniques, la situation est encore plus complexe avec un long parcours qui pourrait atteindre 23 600 km. Daley insiste sur le fait que la responsabilité incombe à la FIFA, qui impose ce catalogue de trajets aux fans.

Les engagements écologiques de la FIFA : une façade ?

Malgré les ambitions affichées par la FIFA pour lutter contre le réchauffement climatique, y compris des promesses de réduire ses émissions de CO2, les critiques sur son approche restent vives. La FIFA, tout en visant la neutralité carbone d’ici 2040, admet à travers un communiqué que la gestion des émissions de transport constitue un défi majeur.

Des initiatives limitées ont été mises en place, comme l’utilisation de l’électricité 100 % renouvelable à Houston, mais ces efforts sont jugés insuffisants par des experts qui voient là un exemple de greenwashing. Daley déclare que la FIFA ne semble même plus faire semblant alors qu’elle a signé un partenariat avec Aramco, un géant pétrolier contribuant fortement aux émissions mondiales.

Les risques climatiques et leur impact sur les matchs

La montée de la température pourrait également nuire à la compétition. Une étude récente avertit qu’environ un quart des matchs pourrait se dérouler dans des conditions de chaleur extrême, compromettant la performance des joueurs et augmentant les risques pour la santé.

Avec la possibilité de dépasser des seuils thermiques critiques, comme 28 °C, les autorités sportives pourraient envisager de reporter des matchs. Daley avertit que cela devrait alerter la FIFA sur l’impact réel du changement climatique sur le monde du sport.

Alors que le coup d’envoi approche, les perspectives pour de futures éditions telles que celle de 2030, attribuée au Maroc, à l’Espagne et au Portugal, ne doivent pas faire oublier que des mesures doivent être prises et que la responsabilité de l’adaptation incombe à la FIFA.

Pour l’instant, l’organisation semble ignorer les réalités climatiques que la planète affronte. A noter que la situation engendrée par le déplacement massif des supporters et la chaleur croissante représente un défi que la FIFA devra gérer face aux défis environnementaux à venir.

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