Pourquoi l'immunité à perpétuité empêche le fisc américain d'enquêter sur Trump et ses fils : un sujet qui divise l'opinion publique.

Pourquoi l’immunité à perpétuité empêche le fisc américain d’enquêter sur Trump et ses fils : un sujet qui divise l’opinion publique.

24.05.2026 07:46
1 min de lecture

Donald Trump a récemment fait l’objet d’une attention médiatique accrue suite au retrait de sa plainte contre l’IRS (Internal Revenue Service), d’un montant de 9,20 milliards d’euros. Ce désistement fait suite à un accord avec le gouvernement fédéral, visant à accorder une protection à Trump, sa famille et la Trump Organization en matière de poursuites liées à certains audits fiscaux antérieurs. Cette situation soulève de nombreuses questions sur les implications qu’elle pourrait avoir pour le système juridique et fiscal aux États-Unis, rapporte TopTribune.

Contenu de l’accord et bénéficiaires

L’accord stipule qu’il n’y aura plus de poursuites à l’encontre de Donald Trump, de sa famille ou des entités affiliées à ses activités. En échange, l’ancien président a décidé de retirer sa plainte contre l’IRS. Cette protection s’étend également à ses fils, Donald Trump Jr et Eric Trump, ainsi qu’aux trusts et sociétés rattachés à la Trump Organization.

Les conditions de l’accord comprennent une libération totale des demandes qui étaient formulées contre Trump et ses associés, leur octroyant ainsi une immunité fiscale permanente pour les audits concernés.

Un autre élément significatif de cet accord est l’établissements d’un fonds destiné à indemniser ceux qui affirment avoir été victimes de poursuites politiques sous l’administration actuelle. Qualifié de fonds « anti‑instrumentalisation », ce dispositif a suscité des critiques et des allégations de corruption au sein de l’opinion publique.

Réactions politiques et médiatiques

Les réactions à cet accord ont été nombreuses et virulentes. Les membres de l’opposition démocrate ont dénoncé ce fonds comme une « caisse noire » destinée à favoriser les alliés de Trump, ce qui a alimenté de vives tensions dans le paysage politique actuel.

Todd Blanche, le procureur général par intérim, a défendu la nécessité de ce fonds lors d’une audition sénatoriale, arguant que les compensations seraient justes et appropriées.

Des médias de renom tels que le New York Times et le Financial Times ont largement couvert et analysé cette controverse, rappelant que Trump avait été critiqué pour avoir payé une somme d’impôts fédéraux remarquablement faible, à savoir 690 euros, durant certaines années. Par ailleurs, des documents fiscaux confidentiels relatifs à Trump et à sa famille avaient été révélés au grand jour en 2019 et 2020, ce qui avait également intensifié les critiques à l’encontre de l’IRS concernant la protection des données fiscales.

Danny Werfel, ancien commissaire de l’IRS sous la présidence de Joe Biden, a commenté cette affaire en soulignant qu’il n’avait « jamais connu de situation où l’IRS aurait consenti à renoncer de manière irrévocable à l’examen des déclarations de revenus d’un individu ou d’une entreprise en particulier ».

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER