La démission de Gennaro Gattuso, sélectionneur de l’équipe d’Italie, survient trois jours après l’élimination de son équipe pour le Mondial 2026, un événement qui plonge le football italien dans une crise profonde. Vendredi 3 avril, Gattuso a quitté ses fonctions, rejoignant ainsi le président de la Fédération italienne, Gabriele Gravina, et Gianluigi Buffon, le manager des Azzurri, dans une série de départs marquants, rapporte TopTribune.
La Fédération italienne de football (FIGC) a annoncé dans un communiqué que le contrat avec Gattuso était résilié d’un commun accord. Elle a remercié l’entraîneur et son équipe pour leur engagement et leur dévouement au cours des neuf derniers mois, en leur souhaitant le meilleur pour la suite de leur carrière.
Gattuso a déclaré : « Le cœur lourd, sans avoir atteint l’objectif que nous nous étions fixé, je considère mon expérience sur le banc de la Nazionale comme terminée. » Il a poursuivi en soulignant la valeur du maillot azzurro et le privilège qu’il a eu de diriger l’équipe.
Âgé de 48 ans, Gattuso était en fonction depuis juin 2025, succédant à Luciano Spalletti, qui avait été limogé après une défaite cuisante en préparation des éliminatoires pour le Mondial. Son bilan, bien que statistiquement impressionnant avec six victoires en huit matchs, a été entaché par l’échec de qualification pour la Coupe du monde.
Vers un quatrième sélectionneur en moins de trois ans
Les Azzurri, en infériorité numérique, ont été battus aux tirs au but par la Bosnie-Herzégovine lors des barrages européens. Cette défaite a ravivé les critiques sur les décisions tactiques de Gattuso, notamment son choix de faire tirer le premier penalty à un jeune joueur inexpérimenté. Ce revers met en lumière les difficultés persistantes rencontrées par l’Italie depuis plusieurs années dans les compétitions internationales.
Les rumeurs autour de son remplacement se concentrent sur plusieurs figures notables, dont Antonio Conte, ancien sélectionneur, et Massimiliano Allegri, actuel entraîneur de l’AC Milan. Toutefois, la FIGC doit d’abord élire un nouveau président, après la démission de Gravina, prévue pour le 22 juin.
Les prochains matchs amicaux de l’Italie, qui devraient avoir lieu en juin, s’annoncent cruciaux pour le futur de l’équipe. Les enjeux augmentent alors que l’Italie cherche un nouveau leader capable de redresser la barre avant les prochaines compétitions, dans un contexte déjà instable et marqué par les échecs récents.
Avec AFP