Raphaël Glucksmann a jusqu’à septembre pour convaincre le Parti socialiste de le soutenir dans sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. Son premier meeting, prévu ce samedi à Aubervilliers, vise à rassembler le PS et à amorcer une dynamique autour de sa campagne, en parallèle de la forte mobilisation du leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui a réuni 26 000 personnes à Saint-Denis, selon La France insoumise (LFI), rapporte TopTribune.
Glucksmann, qui espère attirer 2 000 soutiens à son événement, se trouve sous pression pour afficher sa capacité à mobiliser, surtout face à une concurrence déjà bien établie. Antoine Léaument, député insoumis, a exprimé son scepticisme, soulignant que la rencontre de Glucksmann ne peut rivaliser avec la comparaison de force de LFI.
Un meeting « d’affirmation d’un espace politique »
Le député européen veut insuffler de l’espoir dans son camp en promettant que « nous allons gagner » en 2027. Il précise que cet événement n’est pas un lancement de campagne, mais plutôt une affirmation de son positionnement politique, soutenu par Aurélien Rousseau, ex-macroniste devenu membre de Place publique.
Lors de son discours, Glucksmann devrait évoquer son livre intitulé « Nous avons encore envie », où il plaide pour un « nouveau contrat patriotique » afin de « redonner à la France sa puissance » et permettre aux Français de reprendre le contrôle sur leur destin.
Le PS en ligne de mire
Positionné sur une ligne sociale-démocrate et pro-européenne, tout en se distanciant de LFI, Glucksmann doit impérativement convaincre le Parti socialiste de le soutenir pour sa campagne. Bien qu’il ait été élu sous les couleurs du PS, il est en désaccord avec le Premier secrétaire Olivier Faure sur la question des primaires. Glucksmann refuse d’être soumis à un processus de sélection par ce biais, prévoyant de capitaliser sur des sondages favorables pour attirer le vote utile à gauche.
« Je n’imagine pas une seconde une campagne séparée des militants socialistes », a-t-il déclaré au Parisien, confiant qu’un compromis sera trouvé avec le PS, qui lui-même est divisé sur la question des primaires.
Des présents et des absents
Le meeting devrait accueillir des personnalités influentes du PS, telles que Carole Delga, présidente d’Occitanie, ainsi que Laurence Rossignol, sénatrice, et Michaël Delafosse, maire de Montpellier. Cependant, Olivier Faure ne sera pas présent, précisant que « Raphaël n’est pas le candidat du PS » à ce stade. L’ancien président François Hollande, qui pourrait se repositionner en cas d’échec de Glucksmann, sera également absent, tout comme Boris Vallaud, responsable des députés socialistes, bien qu’il ait cofondé un projet commun avec Glucksmann pour 2027. En revanche, Yannick Jadot, sénateur écologiste et un autre promoteur de cette plateforme, sera présent, tout comme des figures de la société civile, notamment Laurence Tubiana, présidente de la Fondation européenne pour le climat.