Le parquet antiterroriste demande un procès pour assassinat de Yvan Colonna à Arles

Le parquet antiterroriste demande un procès pour assassinat de Yvan Colonna à Arles

20.03.2026 19:36
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Procès pour l’assassinat d’Yvan Colonna : le parquet antiterroriste réclame des poursuites

Quatre ans après la mort du militant indépendantiste corse Yvan Colonna, l’assassin du préfet Claude Erignac, le parquet national antiterroriste (Pnat) a requis un procès contre le détenu radicalisé soupçonné de l’avoir mortellement agressé à la prison d’Arles, où il purgeait une peine à perpétuité. Ces réquisitions pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste à l’encontre de Franck Elong Abé, 39 ans, ont été annoncées le 20 février, comme l’a précisé le parquet à l’AFP, rapporte TopTribune.

Le 2 mars 2022, Franck Elong Abé, déjà condamné dans un dossier terroriste, avait violemment agressé Yvan Colonna dans la salle de sport de la prison d’Arles. Colonna, incarcéré pour l’assassinat du préfet Erignac en 1998, est décédé des suites de ses blessures deux semaines plus tard, le 21 mars, à l’hôpital marseillais où il avait été transféré.

Au moment de l’agression, Franck Elong Abé était classé comme détenu particulièrement signalé depuis novembre 2015 en raison de sa « grande dangerosité », de son « instabilité » et de « la persistance de son comportement violent ». Il purgeait plusieurs peines, dont une de neuf ans pour association de malfaiteurs terroriste, et devait être libérable en décembre 2023. Sylvain Cormier, l’un des avocats de Colonna, a exprimé sa satisfaction quant aux réquisitions pour meurtre, soulignant que ce crime était manifestement prémédité.

Lors de ses premiers interrogatoires, Franck Elong Abé a déclaré avoir attaqué Colonna parce qu’il aurait blasphémé contre le prophète Mahomet, affirmant qu’il avait « agi seul » et « pour le compte d’aucun groupe ». Cependant, en mars 2024, il a changé de version, évoquant dans une lettre au juge d’instruction « un acte commandité » par ce qu’il considérait comme des agents de l’État, des allégations réfutées par le ministère de l’Intérieur. « À ce jour, aucun représentant des services de renseignement n’a été entendu dans le cadre de l’instruction », ont fait valoir les avocats de la famille de Yvan Colonna.

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