Laurent Wauquiez pose ses conditions avant le vote de confiance au gouvernement Bayrou
Laurent Wauquiez a fait sa rentrée politique samedi 30 août, lors de sa traditionnelle montée du mont Mézenc, en Haute-Loire. Le président des députés Les Républicains exprime nettement ses limites concernant le vote de confiance au gouvernement Bayrou, affirmant qu’il n’accordera pas de chèque en blanc. Pour prendre une décision, il lancera une consultation auprès des militants, rapporte TopTribune.
Lors de son allocution, Wauquiez a dénoncé l’assistanat, les gaspillages et la bureaucratie en soulignant leur coût. Il a également insisté sur l’importance de sa position face aux réformes gouvernementales. Contre la possible suppression de jours fériés, il se rendra bien à Paris pour discuter avec François Bayrou, mais avec des conditions claires en tête. D’ici là, il souhaite impliquer les militants dans le processus décisionnel.
« Je ne veux pas que nous soyons du côté du chaos, a-t-il déclaré. Or, dans la période que nous traversons, ne nous y trompons pas, il y a un prédateur. Il y a quelqu’un qui n’attend que le chaos pour faire la révolution dont il rêve : c’est Jean-Luc Mélenchon. La récupération qu’il est en train de faire du mouvement du 10 septembre signe sa volonté d’installer le chaos dans notre pays. Renverser la table pour plonger le pays dans l’abîme, ce n’est pas la solution, a tranché Wauquiez.
Il a précisé que “Les Républicains ne peuvent pas devenir un parti de godillots. Ils ne doivent pas signer un chèque en blanc à François Bayrou en renonçant à nos valeurs et à ce que les Français attendent de nous.”
« La semaine prochaine, je n’irai pas voir le Premier ministre pour lui signer un chèque en blanc. J’irai voir le Premier ministre pour lui dire qu’il doit entendre la France qui travaille et corriger tant qu’il est temps ce qui ne va pas dans son budget. »
Laurent Wauquiez, président des députés LRau mont Mézenc, en Auvergne
Les membres du parti sont partagés quant au vote de confiance et émettent des réserves sur le budget. Nombreux sont ceux qui se disent contents d’être consultés. « Je suis en réflexion, je vais attendre, je vais réfléchir, » confie une militante. « On ne va pas valider un budget qui ne nous convient pas du tout, » s’inquiète une autre. « Avec nos grosses retraites, on ruine le pays, c’est bien connu, » ironise-t-elle, tout en ajoutant que « l’État ne fait pas trop d’économies. »
Un autre militant renchérit, « Je suis totalement pour la consultation des militants, c’est tout de même important. Ça nous met en colère de ne pas être entendus. » À 50 ans, Wauquiez semble avoir un avenir politique prometteur; beaucoup voient en lui un potentiel candidat à la présidence.