Fatigue décisionnelle : impacts sur la santé mentale lors de choix quotidiens

Fatigue décisionnelle : impacts sur la santé mentale lors de choix quotidiens

27.09.2026 17:26
1 min de lecture

En 2016, un éditorialiste du New York Times a rapporté qu’un adulte américain prenait en moyenne 35 000 décisions par jour. Bien sûr, l’immense majorité d’entre elles reste totalement anodine mais il n’en demeure pas moins que plusieurs études ont montré que le fait de prendre des décisions pouvait entraîner des conséquences négatives sur notre santé mentale, rapporte TopTribune.

Quota épuisé…

Décrit dans les années 1990, le concept de fatigue décisionnelle revient à un psychologue social américain, Roy Baumeister. « Il nous explique que nous aurions une sorte de quota de prise de décisions, qui s’épuiserait au fil de la journée », nous explique le psychologue et psychothérapeute Sébastien Hof. Un peu à la façon d’une fatigue musculaire, après une répétition d’efforts physiques. « Et bien sûr, plus les décisions sont considérées comme lourdes ou impactantes en termes de conséquences humaines, sociales, etc., plus nous nous exposons à un épuisement mental ».

Évitement, irritabilité…

Il s’ensuit donc une diminution de notre capacité à prendre des décisions et/ou à contrôler notre comportement lorsqu’il s’agit d’en prendre une. Avec, de façon concrète :

  • « Une tendance à la procrastination qui constitue le moyen d’éviter de décider », glisse Sébastien Hof ;
  • Une impossibilité de statuer, de mettre en perspective les éléments ;
  • Un risque de réagir de façon impulsive et irritable, « ce qui peut conduire à des choix regrettables, précise-t-il. Nous n’avons plus la force nécessaire pour réfléchir. Donc on se simplifie la tâche en expédiant les choses ».

Repos indispensable…

Cette fatigue reste toutefois difficile à isoler. Elle peut s’inscrire dans une forme d’épuisement plus large en lien aussi avec une charge mentale potentiellement lourde, entre les considérations personnelles et professionnelles. Pour Sébastien Hof, elle doit toutefois nous forcer à ralentir le rythme, pour recharger les batteries. Au programme :

  • S‘accorder du repos « journalier et hebdomadaire » ;
  • Caler des moments de détente ou de pause, quotidiens : pratiquer une activité physique, écouter de la musique, méditer…
  • Prioriser un certain nombre d’éléments pour réduire les choix à effectuer et déléguer ;
  • Identifier des périodes de la journée plus propices aux grandes décisions : plutôt le matin ?

Et, le cas échéant, ne pas hésiter à en parler à son médecin traitant.

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