Élections sénatoriales : le Rassemblement national forme un groupe, entrée de LFI au Sénat

Élections sénatoriales : le Rassemblement national forme un groupe, entrée de LFI au Sénat

28.09.2026 04:46
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A moins de sept mois de la présidentielle, des élections sénatoriales se sont tenues ce dimanche en France, réservées uniquement aux grands électeurs. Ce scrutin a permis au Rassemblement national de dépasser le seuil nécessaire pour former un groupe au Sénat, où il disposait déjà de trois sénateurs. Ce résultat témoigne de la solidité de la majorité de droite mais surtout de la montée en puissance du RN, qui a réussi à obtenir au moins quinze sénateurs, rapporte TopTribune.

Le RN a désormais un groupe

Le Rassemblement national, en alliance avec l’UDR d’Éric Ciotti, a formé un groupe d’au moins 15 sénateurs, une première sous la Ve République. La candidate à la présidentielle, Marine Le Pen, a qualifié cette victoire de « victoire historique » et « d’étape majeure ». « Les résultats vont au-delà de ce que nous pouvions espérer, la percée est générale », a-t-elle commenté.

Cette avancée est le fruit d’une stratégie d’implantation locale efficace, notamment lors des dernières élections municipales. Le RN a ainsi réussi à obtenir des sièges dans plusieurs départements, comme les Bouches-du-Rhône, le Var et l’Hérault, avec des personnalités telles qu’Edwige Diaz, pressentie pour la tête du groupe. « Aujourd’hui il n’y a plus aucun plafond de verre qui tient, même sur une élection à suffrage indirect », a-t-elle affirmé.

Le président du Sénat, Gérard Larcher, a pris acte de cette nouveauté en garantissant que chaque groupe pourrait exercer pleinement ses droits au sein de la Haute Assemblée.

Entrée de LFI au palais du Luxembourg

Une autre surprise de ce scrutin est l’élection du député insoumis Gabriel Amard dans le Rhône, permettant à La France insoumise de faire son entrée au Sénat. Le parti, après avoir remporté trois municipalités dans le Rhône, a réussi à transformer cette dynamique en succès électoral. LFI a également célébré la victoire de Marc Péré en Haute-Garonne, en tête d’une liste LFI-EELV-Générations.

Cependant, LFI a échoué chez les Français de l’étranger, où sa candidate a perdu de justesse. Ce revers a conduit à des tensions entre Manuel Bompard, coordinateur de LFI, et les Écologistes, chacun se renvoyant la responsabilité de l’échec.

Stabilité des trois premiers groupes

La droite, le centre et le Parti socialiste demeurent les principales forces au Sénat. Cependant, le groupe LR subit une érosion, en raison notamment de la montée de l’extrême droite. Les premiers résultats indiquent que LR, qui comptait 131 sièges avant le vote, pourrait perdre environ sept sénateurs. En revanche, le groupe socialiste conserve sa position stable en deuxième place, suivi par l’union centriste.

Ce renouvellement de 178 sièges sur 348 s’accompagne de pertes significatives pour les Écologistes, les macronistes et les radicaux de gauche.

Les personnalités gagnantes et perdantes

Du côté des personnalités, le président de la région Paca, Renaud Muselier, ancien LR passé à Renaissance, a été élu sénateur, soutenu par Gérard Larcher. Il a réussi à obtenir deux sièges aux côtés de l’ancienne sénatrice Valérie Boyer, qui a également été réélue. Bruno Retailleau a facilement renouvelé son mandat en Vendée.

La ministre de l’Aménagement du territoire, Françoise Gatel, a remporté son poste en Ille-et-Vilaine, tandis que l’ancien ministre socialiste François Rebsamen a également été élu. Bien qu’il ait repris sa carte au PS, son avenir au sein du groupe reste incertain.

Marie-Caroline Le Pen, sœur de Marine, n’a pas eu le même succès et n’a pas réussi à être élue dans la Sarthe.

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