Une enquête nationale révèle des violations préoccupantes du consentement en gynécologie
Une enquête nationale sur le consentement en gynécologie, menée par StopVOG (Stop aux Violences Obstétricales et Gynécologiques) entre le 30 juillet et le 31 décembre 2025, a recueilli les réponses de 10 152 personnes à travers la France. Ce questionnaire en ligne a abordé les aspects du respect du consentement, de l’information et des droits des patientes dans les soins gynécologiques, tout en examinant les violences obstétricales et gynécologiques, les discriminations et leurs conséquences sur la santé et l’accès aux soins, rapporte TopTribune.
Une femme est amenée à réaliser en moyenne près de 50 consultations gynécologiques dans sa vie, sans pathologie sous-jacente. L’enquête met en lumière que 80,95 % des répondants ont déclaré avoir vécu au moins une atteinte à leur consentement lors de ces examens.
Près de 90 % des répondants ont exprimé le besoin d’un processus de consentement systématique et plus clair avant chaque examen. De plus, 68,7 % des participants ont indiqué avoir ressenti un malaise, un choc ou une blessure en raison de l’attitude, des gestes ou des mots employés lors des consultations. Près de la moitié (45,1 %) des sondés rapportent avoir subi des violences obstétricales et gynécologiques, avec des impacts négatifs observés chez 53 % des personnes interrogées concernant leur suivi médical.
Les témoignages soulignent des cas préoccupants de violations graves du consentement, où 56,3 % des participantes ont signalé des situations pouvant s’apparenter à des violences sexuelles. Parmi les cas les plus alarmants, 26,35 % des femmes ont été examinées sans informations préalables, 31,7 % ont accepté des actes sous contrainte, 51,3 % ont connu des procédures poursuivies malgré des demandes d’interruption en raison de la douleur, et 4,1 % ont été examinées malgré un refus explicite.
Par ailleurs, 5,44 % des répondants ayant signalé des violences obstétricales et gynécologiques présentent un profil compatible avec un trouble de stress post-traumatique, contre seulement 0,21 % chez ceux qui n’ont pas rapporté de telles expériences. Les gynécologues sont souvent désignés comme les principaux auteurs des violations, cités par 39,7 % des personnes interrogées, suivis d’autres professionnels de santé tels que médecins, sages-femmes, internes, étudiants, infirmiers et kinésithérapeutes.
Recommandations sur les pratiques médicales en gynécologie
- La réalisation d’un frottis est recommandée seulement à partir de 25 ans selon les directives de la Haute Autorité de santé, alors que près de 66,7 % des répondants signalent avoir eu leur premier frottis avant cet âge.
- Les recommandations cliniques stipulent que l’examen gynécologique ne doit pas être systématique lors de la première consultation, mais doit être justifié médicalement et pratiqué uniquement avec un consentement libre et éclairé.
Pour plus de détails, consulter l’Enquête nationale sur le consentement en gynécologie 2026.