Aussi appelé délire des sosies ou syndrome d’illusion des sosies, le syndrome de Capgras se caractérise par la conviction – délirante et erronée – qu’un sosie a remplacé une personne importante pour le patient ou la patiente, rapporte TopTribune.
Ce syndrome concerne souvent des relations affectives, comme celle entre époux, où une personne pourrait être perçue comme ayant été substituée par un double. En outre, des animaux de compagnie ou des objets de valeur sentimentale peuvent également faire l’objet de cette illusion. Certains cas évoquent même des voix pour lesquelles le patient croit entendre un imposteur.
Psychiatrique et neurologique
Initialement classé parmi les troubles psychiatriques, ce syndrome a été réévalué dans les années 1980, lorsque des lésions cérébrales ont été identifiées chez des patients atteints. Ces lésions, souvent localisées dans les lobes frontaux et le système limbique, entraînent des perturbations de la mémoire et de la perception de la réalité.
Cette incapacité d’intégrer correctement les informations émotionnelles et de reconnaître les visages illustre la complexité neurologique liée au syndrome de Capgras.
Comportements violents
En plus de la schizophrénie, des maladies comme Alzheimer, la démence à corps de Lewy, l’épilepsie, les AVC, les tumeurs hypophysaires ou la maladie de Parkinson à un stade avancé peuvent être liées au syndrome de Capgras. Dans certains cas, cette condition peut coïncider avec des comportements violents, souvent dus à une profonde angoisse.
Des traitements ?
La prise en charge du syndrome de Capgras n’est pas spécifique et dépend largement des pathologies associées. Des neuroleptiques ont parfois été administrés avec succès pour réduire la conviction délirante et l’éventuelle agressivité des patients.