Un agriculteur de Rickenbach, dans le canton de Lucerne, a été victime d’une supercherie orchestrée par de faux organisateurs de vols en montgolfière, ce qui a conduit à l’installation de cinquante caravanes sur son champ en quelques minutes. Malgré l’envahissement de son terrain et les tensions qui en résultent avec le voisinage, le propriétaire a décidé de régulariser leur présence jusqu’à la fin septembre, rapporte TopTribune.
Les événements ont débuté le dimanche 16 août, lorsque des véhicules ont fait irruption sur sa propriété. Les individus ont proposé à Max Mangold, l’agriculteur, 10 000 francs suisses (environ 10 700 euros) pour louer son terrain jusqu’à la fin du mois de septembre, avec un acompte de 1 000 francs suisses (environ 1 700 euros) si l’accord était accepté. Ils affirmaient vouloir faire décoller des montgolfières.
« L’histoire des ballons n’était qu’un prétexte »
Dès la signature du contrat, la situation a pris une tournure inattendue. En l’espace de quelques minutes, une cinquantaine de caravanes, venues de Suisse, de France et de Belgique, ont envahi son champ. « C’est là que j’ai compris qu’il s’agissait de gens du voyage et que l’histoire des ballons n’était qu’un prétexte », a déclaré Max Mangold, qui a exprimé son malaise face à cette situation inattendue.
Malgré l’intervention des autorités, l’agriculteur a finalement décidé de tolérer la présence des caravanes. « Ils doivent bien vivre quelque part », a-t-il commenté, bien que cette décision ait suscité l’indignation chez certains résidents de Rickenbach, qui sont choqués par cette occupation déloyale. « Le fait qu’ils soient venus sous un faux prétexte ne passe pas bien auprès des gens », a déclaré un habitant, soulignant le mécontentement croissant dans la communauté.
Concernant la cohabitation, certains riverains ont signalé des nuisances sonores, notamment des générateurs de secours qui fonctionnent jusqu’à 23 heures. En réponse, un employé municipal a demandé l’arrêt de ces appareils en raison des risques d’incendie. La municipalité de Wangen, qui se trouve près d’Olten, a indiqué qu’elle surveille de près la situation, précisant que le séjour sur cette propriété privée, avec l’accord explicite du propriétaire, est considéré comme un litige civil pour le moment.
