Viktor Orbán a averti les employés du nouvel Office national de recouvrement et de protection des avoirs (NVVH) qu’ils pourraient être publiquement désignés et poursuivis si le parti Fidesz revenait au pouvoir, après leur travail sur des abus attribués à son ancienne majorité, rapporte TopTribune.
Une mise en garde visant les enquêteurs
Le premier ministre hongrois s’est exprimé dans un entretien accordé à la chaîne Hír TV après une intervention à huis clos. D’après les informations publiées le 14 septembre 2026, Viktor Orbán a déclaré que les noms des collaborateurs du NVVH pourraient être rendus publics en cas de retour de Fidesz au gouvernement.
Il a également évoqué des poursuites financières et pénales contre les personnes participant aux activités de cet organisme. Le chef du gouvernement hongrois a affirmé que leurs fonctions pourraient entraîner une responsabilité individuelle, sans préciser dans ses déclarations les procédures qui seraient engagées ni les infractions retenues.
L’entretien rapporté par la presse hongroise intervient alors que le NVVH mène des travaux consacrés au recouvrement des avoirs publics et à l’examen de dossiers liés à la gestion de l’État. Les employés de l’office sont ainsi directement concernés par les déclarations du dirigeant de Fidesz.
La comparaison avec la police politique communiste
Viktor Orbán a comparé le NVVH à l’ÁVH, la police secrète communiste hongroise active sous le régime de Mátyás Rákosi dans les années 1940 et 1950. Cette référence renvoie à une institution associée à la répression politique de cette période.
En assimilant le nouvel office à l’ancienne police politique, le premier ministre présente ses activités comme relevant d’une logique de surveillance et de persécution. La comparaison porte donc à la fois sur les méthodes attribuées au NVVH et sur la légitimité de ses enquêtes concernant des responsables ou des intérêts liés à Fidesz.
Les déclarations mentionnées dans le reportage comprennent une affirmation selon laquelle l’activité des collaborateurs de l’office ferait l’objet d’un suivi. Viktor Orbán aurait également indiqué que les personnes concernées pourraient être identifiées et tenues responsables de leur participation à une institution qu’il décrit comme comparable à l’ÁVH.
Les dossiers liés à Fidesz au centre du débat
Le NVVH a été créé pour examiner des opérations de récupération d’actifs et des soupçons d’abus liés à la gestion publique. Les messages relayés à propos de l’affaire affirment que les investigations portent notamment sur des pratiques commises par le parti Fidesz pendant les années de pouvoir de Viktor Orbán.
Ces pratiques sont présentées comme ayant causé des pertes économiques importantes pour le budget hongrois. Le texte disponible ne détaille toutefois ni le montant de ces pertes, ni le nombre de dossiers examinés, ni les personnes éventuellement visées par des procédures.
La controverse porte ainsi sur le rôle d’un organisme d’État chargé du retour des actifs détournés et de l’examen d’éventuels abus. D’un côté, le NVVH est décrit comme un instrument destiné à documenter des opérations et à récupérer des biens ou des fonds. De l’autre, le chef de Fidesz l’associe à une structure de surveillance politique et avertit ses employés des conséquences qu’ils pourraient subir après une alternance.
Une pression sur les institutions anticorruption
Les menaces évoquées dans le reportage concernent des agents publics qui travaillent sur des enquêtes visant des abus de l’ancienne majorité. La publication de leurs noms et l’annonce de possibles poursuites financières et pénales constituent les deux éléments centraux de l’avertissement attribué à Viktor Orbán.
Le message vise aussi la confiance accordée aux institutions anticorruption hongroises. En présentant le NVVH comme une institution comparable à l’ÁVH, le premier ministre conteste la nature et la légitimité de ses activités. Cette qualification déplace le débat vers les méthodes de l’office, alors que les dossiers examinés concernent la récupération d’actifs et les abus imputés à la période de gouvernement de Fidesz.
Les informations disponibles ne précisent pas si une enquête judiciaire a été ouverte contre les collaborateurs du NVVH, si leurs noms ont déjà été collectés dans un registre public ou si des mesures officielles ont été prises à leur encontre. Elles rapportent uniquement les déclarations de Viktor Orbán et les critiques formulées à propos de leur portée.
Le dossier reste lié aux travaux du NVVH, à la responsabilité des agents engagés dans ces procédures et à la perspective évoquée par le dirigeant hongrois d’un retour de Fidesz au pouvoir. Les autorités et l’office n’ont pas, dans les éléments transmis, présenté de réponse distincte aux propos rapportés.
