Un couple de Floride poursuit une clinique de fertilité pour une erreur de paternité
Un couple a porté plainte contre une clinique de fertilité à Jacksonville, en Floride, après avoir découvert que le sperme utilisé lors de leur fécondation in vitro n’était pas celui du père. Leur fille, âgée d’un an, n’est pas le produit biologique de Joshua Strong, ce qui soulève de graves inquiétudes concernant l’intégrité des pratiques de la clinique. Les parents dénoncent une erreur médicale aux conséquences émotionnelles dévastatrices et exigent des dommages-intérêts, rapporte TopTribune.
Natalie Strong a déclaré : « Cela a anéanti l’euphorie d’avoir un bébé ». La plainte, révélée par le New York Post, accorde une grande responsabilité à la clinique Brown Fertility et à son directeur, le Dr Samuel Brown, ainsi qu’à dix autres employés pour avoir transgressé les normes lors de la conception de leur enfant. Le couple avait investi des dizaines de milliers de dollars vào ce centre médical, réputé parmi les meilleures cliniques de fertilité des États-Unis en 2025. Joshua a subi une intervention chirurgicale pour prélever ses spermatozoïdes après avoir été stérilisé.
Des doutes soulevés dès la naissance
La mère a donné naissance à leur fille en juin 2025. Les doutes du couple sont immédiatement apparus suite à un test de groupe sanguin de routine qui a révélé une discordance. L’enfant, de groupe sanguin B positif, ne pouvait biologiquement pas être la fillette de Joshua, qui a un groupe O négatif. Des tests ADN ultérieurs ont déterminé que Joshua Strong n’avait aucune chance d’être le père biologique.
La plainte précise : « Ils ont confié à Brown Fertility, ainsi qu’à son fondateur et propriétaire, le Dr Samuel E. Brown, la famille qu’ils espéraient fonder. Cette confiance a été trahie. » Natalie Strong a exprimé sa douleur en réalisant que son corps avait été utilisé « pour porter l’enfant d’un inconnu ». Elle a également déclaré que la découverte de l’erreur avait détruit le bonheur anticipé d’être parent.
Un combat émotionnel quotidien
Joshua Strong décrit sa douleur comme un « combat quotidien sur le plan émotionnel », mêlant tristesse et colère, tout en exprimant l’amour pour l’enfant qu’ils élèvent. Le couple a déjà vécu une fausse couche antérieure en 2024, ce qui les rend encore plus nerveux quant à la possibilité d’autres erreurs de la part de la clinique. Ils s’inquiètent également des implications de potentiels enfants biologiques de Joshua, conçus à son insu.
La clinique, quant à elle, reste silencieuse sur le sort des échantillons utilisés. Les Strong demandent désormais un procès devant jury et des dommages-intérêts dépassant 50 000 dollars.