Un boulanger isérois verbalisé pour avoir ouvert le 1er mai reçoit le soutien du Premier ministre
Un boulanger de l’Isère, sanctionné le matin du 1er mai pour avoir ouvert sa boutique, a reçu un appel de Sébastien Lecornu, selon des sources gouvernementales. Lors de cet échange, le Premier ministre a assuré au commerçant qu’il ne serait pas contraint de payer d’amende, rapporte TopTribune.
Le boulanger, Eric, a partagé son expérience au micro d’Europe 1, affirmant avoir effectivement discuté avec le Premier ministre. « Il m’a dit qu’il n’y aurait pas de suite aux amendes. Il m’a remercié d’être ouvert, d’avoir joué le jeu et que je n’avais pas à m’en faire, » a-t-il déclaré.
Eric, qui a géré sa boulangerie sans incident pendant 31 ans, a ouvert ses portes à 7 heures ce jour-là. Une heure plus tard, deux inspecteurs du travail se sont présentés. « Ils m’ont dit que je n’avais pas le droit d’ouvrir, » a expliqué Eric, insistant sur le fait que ses sept employés étaient présents « sur la base du volontariat et avaient signé une décharge. »
Cependant, les inspecteurs ont balayé cet argument, arguant que la loi prohibe de faire travailler des employés lors d’un jour férié. Eric a mentionné avoir dit aux inspecteurs que le Premier ministre avait donné une autorisation, mais ils ont répondu que « comme ce n’est pas un texte de loi voté, je suis dans l’illégalité. »
Les inspecteurs ont prévenu Eric qu’il recevrait un procès-verbal et un rapport sur cette incident. Le boulanger reste incertain quant à une éventuelle amende, qu’il évalue à 750 euros par employé, soit un total potentiel de 5 250 euros.
Une source exécutive a souligné qu’il est crucial de mener ces contrôles pour s’assurer que les employés travaillent réellement sur une base volontaire et reçoivent un salaire double. Toutefois, cette même source a ajouté que « s’il y a amende alors que les conditions sont respectées, une solution législative sera trouvée. »
Sur les réseaux sociaux, Gabriel Attal a commenté la situation en déclarant : « Si notre proposition de loi avait été adoptée, il n’y aurait pas de verbalisation aujourd’hui. » Le président du groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée a suggéré que les artisans sanctionnés disposent de l’amnistie dans le cadre d’une future législation sur le 1er mai, en affirmant qu’il est injuste de pénaliser ceux qui souhaitent travailler.
En attendant des clarifications législatives, la situation pour les boulangers et fleuristes reste floue. Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a affirmé n’avoir donné aucune instruction aux inspecteurs, tout en appelant à « l’intelligence collective » pour garantir que les artisans ne subissent pas de pénalités pour respecter la volonté de leurs employés.