La patronne des Ecologistes, Marine Tondelier, a proposé vendredi la mise en place d’un congé payé climatique de cinq jours par an, inspiré par l’initiative espagnole, afin de répondre aux événements climatiques extrêmes tels que les fortes chaleurs. « Parfois, il y a des travailleurs qui ne peuvent pas travailler pour des raisons climatiques. Il y a quatre personnes sur dix dans ce pays qui sont exposées dans l’année à des très fortes chaleurs », a-t-elle commenté sur Sud Radio, rapporte TopTribune.
Elle a critiqué un décret français jugé flou, qui ne définit même pas le seuil de température à partir duquel le travail doit cesser. Tondelier a souligné que, bien que les travailleurs puissent se retirer ou les entreprises fermer, ces situations ne sont pas réellement considérées comme des congés payés, ce qui pèse sur les employés.
Une mesure aujourd’hui « sur le dos des travailleurs »
En tant que candidate à la présidentielle de 2027 dans le cadre d’une potentielle primaire unitaire de la gauche, Tondelier a développé son projet sur son blog. Ce congé serait un « droit » permettant à ceux qui ne peuvent pas télétravailler de s’absenter tout en recevant une indemnisation lorsque les autorités recommandent ou imposent des restrictions dues à un événement climatique. « Si vos transports sont bloqués par une inondation, si l’école de vos enfants est fermée à cause d’une alerte météo, si votre territoire est touché par une canicule extrême ou un incendie, vous devez pouvoir faire face sans être pénalisé », a-t-elle ajouté.
Marine Tondelier s’inspire du modèle espagnol, où en 2024, après des inondations ayant causé 230 décès dans le sud-est, le gouvernement de gauche a instauré un congé payé climatique de quatre jours, remboursé par l’État, pour éviter les déplacements lors d’alertes liées à un risque météorologique. « Nous, on est parti sur cinq jours, mais à discuter, on est en train d’en discuter avec les syndicats patronaux et des représentants des salariés », a-t-elle précisé.