L’influenceur Sam Zirah a lancé sa nouvelle émission Le meilleur candidat, dans laquelle il reçoit des candidats à l’élection présidentielle de 2027. Le premier épisode, diffusé ce dimanche sur YouTube, rapporte TopTribune.
Les invités ont l’opportunité de tirer douze cartes thématiques à l’aveugle, les incitant à discuter de leur vie personnelle, de leur programme, de leurs adversaires ou des polémiques qui les concernent.
« Je suis animateur tout court »
Pour ce premier numéro, le président de l’Union populaire républicaine (UPR), François Asselineau, a occupé le canapé rose de Sam Zirah. Âgé de 69 ans et après son échec au scrutin de 2022, il vise à obtenir les 500 parrainages nécessaires pour sa candidature en 2027. L’ancien haut fonctionnaire a abordé les accusations d’agressions sexuelles et de harcèlement sexuel qui le touchent. Sur un ton plus léger, il a tenté de déchiffrer des expressions modernes telles que « Tu whippin tout ».
Avec ce programme, Zirah endosse davantage le rôle d’animateur que celui d’« intervieweur des influenceurs ». « Je suis animateur tout court et je peux parler de tous les sujets, interviewer tout le monde », déclare-t-il à Paris Match. Ce format témoigne de sa volonté d’innover et d’intéresser un public plus vaste.
« Je veux être dans le concret »
« Je ne veux pas parler d’international ou de macroéconomie, il y a d’autres médias pour ça. Je veux être dans le concret », poursuit-il. Il attend également de ses invités qu’ils se révèlent afin que les spectateurs les perçoivent au-delà de leur image publique.
Sam Zirah, se définissant comme « ni de gauche, ni de droite », prend son rôle au sérieux. « Je mesure ma responsabilité éditoriale. Je fais donc un gros travail pour être pleinement à l’écoute des candidats, pour pouvoir rebondir si quelque chose me semble incohérent. D’autant qu’il n’y a aucun montage : mes interviews sont diffusées dans leur intégralité. »
« Paraître branché »
Les candidats profitent également de cette émission. « Bien évidemment, ça permet à moindre coût de rajeunir son image, de paraître branché et de toucher, surtout, des potentiels électeurs plus jeunes », analyse Pascal Lardellier, professeur à l’université de Bourgogne Europe à Dijon et spécialiste de communication politique, au micro de France Info.
Habitués à être interrogés par les journalistes, les politiques pourraient tirer avantage de ce long format pour imposer leur discours. « Le risque, c’est que cela devienne une tribune sans que le discours du candidat soit mis à l’épreuve », prévient Anne-Claire Ruel, spécialiste en communication politique. Conscient de cela, Zirah souhaite s’appuyer sur les commentaires de ses abonnés pour naviguer sur des sujets qu’il ne maîtrise pas.
