Incendie de Crans-Montana : le propriétaire du Constellation défend la conformité des travaux de sécurité

Incendie de Crans-Montana : le propriétaire du Constellation défend la conformité des travaux de sécurité

03.11.2026 17:16
2 min de lecture

Incendie de Crans-Montana : le propriétaire du Constellation confronté aux accusations

Lors d’une audition tenue le 2 novembre, le propriétaire du bar Constellation, Jacques Moretti, a reconnu avoir rétréci l’escalier de secours de l’établissement, tout en affirmant que les normes de sécurité étaient respectées. Il a par ailleurs éludé les questions sur des accusations de blanchiment d’argent, rapporte TopTribune.

Au cours de cette séance, qui s’est déroulée en présence des familles des 41 victimes de l’incendie survenu dans la station de ski de Crans-Montana, Moretti a été interrogé sur plusieurs aspects de l’affaire, notamment sur les travaux de rénovation entrepris en 2015. Le procureur a évoqué la possibilité de le confronter à des charges supplémentaires liées à des soupçons de blanchiment, mais les avocats de Moretti ont indiqué qu’il ne répondrait pas à ces questions, demandant une procédure distincte pour traiter ces accusations.

L’escalier aux normes ?

Jacques Moretti et son épouse font face à des poursuites pour homicide multiple par négligence, incendie par négligence et violations des règles de sécurité dans trois pays : la Suisse, la France et l’Italie. Les autorités se concentrent sur les modifications apportées au bar acquis en 2022 par Moretti, en particulier l’escalier de sortie qui a été réduit de trois mètres à seulement 1,37 mètre, contribuant à créer un goulot d’étranglement au moment de l’incendie. « J’ai décidé de le rétrécir, mais les dimensions respectaient les limites légales que j’avais consultées en ligne », a-t-il défendu sa décision, selon l’agence de presse italienne Ansa.

La mousse en question

Lors de l’audition, le propriétaire a également répondu aux questions concernant les matériaux de rénovation, qui avaient été modifiés en 2015. L’incendie a été provoqué par des étincelles émanant de bougies « fontaine », qui ont enflammé une mousse insonorisante au plafond du sous-sol. Moretti a affirmé avoir simplement suivi les recommandations des vendeurs de l’entreprise de bricolage et pensait que ce matériau respectait les normes en vigueur.

Moretti a rappelé qu’en 2015, il n’était que l’exploitant du bar, sans être propriétaire, et qu’aucune autorisation spécifique n’était nécessaire pour des travaux n’affectant pas l’usage ou le volume du bâtiment. Il a insisté sur le fait que l’ancien propriétaire était au courant des modifications apportées.

Une nouvelle audition en préparation

Depuis le début de l’instruction, Jacques Moretti maintient que les contrôles de sécurité de son établissement étaient « irréprochables ». Il a également pointé du doigt des manquements dans la surveillance administrative de la commune de Crans-Montana, qui a reconnu qu’aucun contrôle de sécurité incendie officiel n’avait été effectué depuis 2019. La prochaine audition est prévue pour le 2 décembre, où sept employés et anciens employés, ainsi que des représentants de la commune, seront confrontés aux déclarations de Moretti, avec toujours les questions de normes de sécurité au centre des débats.

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