Gabriel Attal a proposé une « primaire des démocrates » jeudi, à l’approche de l’élection présidentielle de 2027, une initiative qui soulève de nombreuses questions quant aux participants et aux modalités. Cette proposition intervient alors que le camp présidentiel et la droite font face à de sérieux défis dans les sondages face au Rassemblement national et à La France insoumise, rapporte TopTribune.
Qui est pour ?
Gabriel Attal a été le premier à franchir le pas. Sur TF1, il a exprimé qu’il est « temps d’être tous responsables » pour « empêcher » un second tour RN-LFI. Selon un collaborateur, « il est solide mais ça ne marche pas. Il a compris que la seule solution pour s’en sortir, c’était une primaire. Même s’il ne la gagne pas ».
David Lisnard, membre du mouvement Nouvelle énergie et ancien LR, a manifesté son soutien à cette démarche qu’il défend depuis deux ans. De son côté, Bruno Retailleau, candidat des Républicains, a affirmé que la primaire n’a de sens que si Édouard Philippe y participe, tout en se déclarant ouvert au processus.
Gérard Larcher, président (LR) du Sénat, favorable à « un système de départage, dont la primaire », s’interroge sur le périmètre : « pour lui, elle doit se limiter à la droite et au centre », selon son entourage. L’ancien ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a également exprimé son soutien à toute initiative favorisant le rassemblement.
Qui est contre ?
L’équipe de Gabriel Attal a tenté de solliciter Dominique de Villepin, mais cette dernière a refusé gentiment, indiquant que l’engagement n’intéresse pas.
Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, reste sceptique, ayant déclaré se sentir « vacciné » contre les primaires après sa défaite en 2021. Il est l’un des principaux opposants à ce système.
Édouard Philippe est également en désaccord avec l’idée de la primaire, qu’il juge comme un alibi à Gabriel Attal, affirmant qu’il cherche un moyen d’en sortir. Laurent Wauquiez, député de Haute-Loire et président du groupe Droite républicaine à l’Assemblée nationale, plaide pour un système d’arbitrage permettant de désigner un candidat unique de la droite et du centre.
Thierry Breton, ancien commissaire européen et candidat potentiel selon François Bayrou, a émis des réserves sur la proposition d’Attal, arguant que les primaires « n’ont jamais marché en France » et sont des « machines à perdre » inadaptées à l’esprit de la Ve République.
