Le 17 septembre, Robert F. Kennedy Jr. a confirmé qu’une enquête fédérale sur les « chemtrails » était en cours, ces traînées blanches laissées par les avions, qu’il soupçonne d’être le résultat d’épandages chimiques. Bien que cette théorie soit rejetée par la communauté scientifique, elle alimente la stratégie politique de Kennedy pour attirer l’électorat conspirationniste, rapporte TopTribune.
Le ministre américain de la Santé reste convaincu de l’existence des « chemtrails » et est déterminé à le prouver. Cette théorie, née en 1996 suite à une mauvaise interprétation d’une étude de l’US Air Force, est catégoriquement réfutée par des experts. En 2016, une consultation de 77 spécialistes a conclu qu’aucun programme d’épandage secret n’existe. Ces traînées sont en réalité des traînées de condensation, résultant de gouttelettes d’eau autour de particules de carbone résiduelles, qui se transforment en cristaux de glace.
Kennedy maintient que des substances chimiques toxiques sont intentionnellement ajoutées au carburant des avions. Ses convictions reposent sur un ensemble de facteurs idéologiques et politiques. Sa méfiance envers les institutions officielles s’est développée au fil des ans, surtout après avoir combattu les dérives environnementales des grandes entreprises. Une fois avocat, il a glissé vers le « para-environnementalisme », attribuant la dégradation de la santé publique à un empoisonnement délibéré orchestré par des organismes tels que la DARPA.
Une stratégie électorale fondée sur la méfiance
Dans l’esprit de Kennedy, les affirmations de la communauté scientifique, lorsqu’elles sont unanimes, sont révélatrices d’une tentative de cacher la vérité. Il applique cette logique aux chemtrails de la même manière qu’il le fait avec les vaccins ou les ondes 5G, persuadé qu’une entité malveillante empoisonne la population avec des métaux lourds. Pour lui, ces actions relèvent d’une mission de salut public visant à « nettoyer » l’environnement.
Ce positionnement constitue également une stratégie politique pour séduire ses partisans. En plaçant la théorie des chemtrails au cœur de son agenda, Kennedy renforce son autorité auprès de la coalition « MAHA » (Make America Healthy Again), composée de mouvements anti-vaccins et de fervents défenseurs des médecines alternatives, ainsi que de partisans de théories du complot. En répondant aux préoccupations de ces groupes, il assure leur loyauté indéfectible.