Donald Trump a dénoncé ce lundi sur Truth Social une « conspiration malsaine » contre l’intelligence artificielle, s’opposant aux appels à la régulation de l’IA lancés par des dirigeants mondiaux. Cette déclaration survient en parallèle de l’ouverture du Forum mondial de l’UNESCO sur l’éthique de l’IA à Riyad, qui a pour objectif d’établir des règles concrètes pour encadrer cette technologie, rapporte TopTribune.
Le président des États-Unis, connu pour son utilisation fréquente de l’intelligence artificielle afin de créer des vidéos le mettant en scène aux côtés de figures historiques comme George Washington ou en tant que Green Lantern, refuse de ralentir ou de réguler l’IA, comme le réclament les dirigeants d’Anthropic, OpenAI et xAI.
Une « conspiration malsaine »
Trump a fermement critiqué ce qu’il qualifie de « conspiration malsaine » envers l’intelligence artificielle dans son message sur Truth Social. Il a affirmé : « Le seul contrôle ou garde-fou dont a besoin l’IA est un PRESIDENT FORT ET INTELLIGENT (Q.I. élevé !) et les États-Unis en ont en pagaille. Une CONSPIRATION MALSAINE est à l’œuvre contre l’IA et les centres de données, et la seule qui s’en réjouit, c’est la Chine », faisant allusion à la résistance croissante contre l’établissement de centres de données dans plusieurs États.
Trump a poursuivi en déclarant : « L’administration Trump a empêché les gens de l’IA de faire des choses mauvaises, ou potentiellement mauvaises, comme Dario (Anthropic !), qui fait maintenant semblant d’être un parfait petit ange« , référence à ses antécédents avec le dirigeant d’Anthropic.
Cette position de Trump s’oppose à celle de divers leaders mondiaux qui insistent sur la nécessité de réguler l’IA dans le cadre d’une gouvernance mondiale. Ce thème est au cœur du 4e Forum mondial de l’UNESCO sur l’éthique de l’intelligence artificielle qui a débuté hier à Riyad, en Arabie saoudite.
Quelle responsabilité des systèmes d’IA ?
L’objectif primordial de cette rencontre est de transitionner la gouvernance de l’intelligence artificielle d’une série de principes généraux vers des règles concrètes. Depuis l’adoption de sa recommandation sur l’éthique de l’IA en 2021, l’UNESCO s’efforce de créer une base commune entre États, chercheurs, entreprises et société civile, avec plus de 75 pays ayant déjà commencé à évaluer leur niveau de préparation.
Les discussions à Riyad portent sur des thèmes tels que la responsabilité des systèmes d’IA, leur contrôle ou encore les audits de sécurité, ainsi que leurs impacts sur des secteurs tels que l’éducation, la santé, la culture et l’environnement. Au-delà de ces débats, se pose une question cruciale : qui doit superviser les modèles les plus puissants, selon quelles normes et avec quelles responsabilités ?
L’UNESCO plaide pour une coopération internationale renforcée, alors que Trump semble privilégier une approche compétitive, convaincu qu’un ralentissement américain ne fera qu’avantager la Chine.