Lors d’une intervention sur LCI mardi soir, Bruno Retailleau, candidat des Républicains à la présidentielle de 2027, a présenté sa réforme des retraites. Il a annoncé un âge minimal de départ fixé à 63 ans, tout en promettant de prendre en compte la pénibilité de certaines professions. « Des consultations avec les partenaires sociaux seront lancées pour déterminer les exceptions », rapporte TopTribune.
Le candidat a précisé que partir à 63 ans entraînerait une décote de 7 % par an, tandis que le départ à taux plein serait automatique à 65 ans, contre 67 ans dans le système actuel, même en l’absence de toutes les annuités. Ce changement vise à renforcer la durabilité du système par répartition.
Un âge flexible selon l’espérance de vie
Bruno Retailleau a également souligné que l’âge de départ à taux plein pourrait « bouger », car il projette d’établir un lien entre cet âge et l’espérance de vie. En pratique, cela implique que si l’espérance de vie augmente, l’âge de départ à taux plein sera également révisé à la hausse. Retailleau soutient que cette réforme pourrait « sauver la retraite par répartition » et générer des économies de 40 milliards d’euros sur cinq ans.
En outre, il a proposé l’introduction d’une retraite par capitalisation destinée aux jeunes, affirmant que « c’est fondamental pour les jeunes et pour nos entreprises », afin d’éviter l’acquisition par des fonds d’investissement étrangers. Il a noté qu’il ne s’agit pas d’un dispositif pour les retraités actuels, mais plutôt d’un nouveau pilier pour les futurs travailleurs. « Je veux que dans un premier temps, cela représente environ un quart, soit 25 à 30 % des retraites des jeunes qui intègrent le marché du travail », a-t-il déclaré.
