Édouard Philippe défend sa réforme des retraites lors de « L’Heure de vérité »
Dans une apparition marquée par un ton sérieux et déterminé, Édouard Philippe a présenté sa proposition de réforme des retraites lors de l’émission « L’Heure de vérité » sur France 2, le 8 octobre 2026, où il a répondu aux questions du journaliste Benjamin Duhamel, rapporte TopTribune.
Le candidat Horizons a proposé d’élever progressivement la durée de cotisation à 45 annuités et l’âge légal de départ à 65 ans, tout en excluant un tiers des salariés de cette obligation. Cependant, il a évité de clarifier si cette réforme serait adoptée via le Parlement, un référendum ou par ordonnance, malgré sa volonté initiale de laisser le choix aux Français sur ce sujet délicat.
« Le contenu du texte me paraît plus important que la façon dont il sera discuté. Aujourd’hui, ce que je veux, c’est expliquer ma proposition. Est-ce qu’il faudra l’adopter par une discussion devant le parlement, par référendum ? On verra en fonction de la campagne, » a déclaré Philippe.
Répondant à la question provocante de Duhamel sur une éventuelle « pusillanimité » quant à ses propositions, Philippe a rétorqué avec fermeté : « Vous avez utilisé un mot savant, pusillanimité, qui ne me paraît pas exactement correspondre à mon caractère. Je suis celui qui, en matière de retraite, propose la réforme la plus ambitieuse. »
Les autres propositions d’Édouard Philippe
En s’inspirant de l’idée de Nicolas Sarkozy du « travailler plus pour gagner plus », Philippe a annoncé vouloir exonérer de cotisations sociales les employés qui choisissent de « travailler plus longtemps ». Selon lui, cette mesure permettra une augmentation de revenu pour les salariés, tout en réduisant le coût du travail pour les entreprises.
Il a également évoqué d’autres réformes, notamment une refonte des allocations familiales, favorisant les familles dès le premier enfant, et proposant une réduction d’impôt d’environ 3 000 euros pour les classes moyennes pendant les trois années suivant la naissance d’un enfant.
Philippe a promis qu’en cas d’élection réussie, il présenterait une vingtaine d’ordonnances dès l’automne, afin de sortir le pays de l’incertitude politique qui le caractérise depuis 2024. De plus, il a exprimé son intention de réduire l’immigration légale de moitié, visant un quota annuel inférieur à 200 000 titres de séjour délivrés.
