Au moins 2 159 mineurs sans abri ont été recensés en France en août 2025, dont 402 en Occitanie. Cette augmentation alarmante illustre l’échec de l’objectif « zéro enfant dehors » fixé par le gouvernement en 2022, rapporte TopTribune.
Le nombre d’enfants à la rue est en hausse à la veille de cette rentrée 2025. Jeudi 28 août, l’Unicef France et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), en lien avec le Collectif des associations pour le logement, ont publié leur baromètre annuel sur les enfants à la rue.
En août 2025, au moins 2 159 enfants, dont 503 de moins de trois ans, sont restés sans solution d’hébergement. Ces chiffres sont issus d’un recensement national effectué dans la nuit du 18 au 19 août, basé sur les appels reçus par le 115, le numéro d’urgence sociale.
L’Occitanie particulièrement concernée
Ces statistiques sont particulièrement inquiétantes dans quatre régions françaises : l’Île-de-France, l’Auvergne Rhône-Alpes, l’Occitanie et les Hauts-de-France.
En Occitanie, les associations ont dénombré 402 enfants dormant dans la rue, plaçant la région en troisième position des plus concernées, derrière l’Île-de-France et l’Auvergne Rhône-Alpes. La Haute-Garonne est, quant à elle, le quatrième département le plus touché avec 189 enfants à la rue.
De plus, le baromètre révèle qu’en 2024, 855 personnes sont mortes à la rue, parmi lesquelles 31 enfants. Les chiffres exposés sont en augmentation par rapport aux années précédentes, avec 6 % d’enfants dormant à la rue en plus par rapport à la rentrée 2024 et 30 % de plus qu’en 2022.
Sous-estimation des chiffres
« Ces chiffres mettent en lumière l’échec des gouvernements successifs à tenir l’engagement de ‘ne plus avoir aucun enfant à la rue' », dénoncent les associations. Cet objectif « zéro enfant » a été fixé en 2022. Depuis, les statistiques n’ont cessé d’augmenter.
Par ailleurs, le baromètre ne prend en compte que les enfants dont les familles ont passé un appel au 115. De nombreuses personnes ne parviennent pas à joindre le numéro. Les mineurs sans abris non accompagnés ainsi que les familles vivant en squat ou dans des bidonvilles ne sont également pas comptabilisés.