Rétablissement de la peine de mort : des voix s’élèvent après la mort de Lyhanna
Le 15 juin 2026, à la suite de la tragique mort de Lyhanna, collégienne de 11 ans, des discussions autour du rétablissement de la peine de mort pour les crimes commis sur des enfants ont émergé en France. Le porte-parole du Rassemblement national (RN), Laurent Jacobelli, a déclaré que son parti respecterait les résultats d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC), même s’il a précisé que le RN ne comptait pas le proposer lui-même, rapporte TopTribune.
Après l’affaire Lyhanna, des personnalités politiques comme Nicolas Dupont-Aignan ont appelé à « rouvrir le débat » sur la peine capitale pour protéger les enfants. Jacobelli a réaffirmé la position du RN en matière de justice pénale : « Notre programme est très clair : nous sommes pour une perpétuité réelle et incompressible. Un violeur d’enfant ne doit plus jamais être libre dans les rues. Il doit rester en prison jusqu’à la fin de ses jours. »
Jacobelli a également mentionné que le RN soutiendrait l’idée d’un référendum d’initiative citoyenne. « Si demain, dans le cadre du référendum d’initiative citoyenne que nous voulons mettre en place, il y a un référendum que la population organise et que la peine de mort en sorte, nous respecterons évidemment la volonté populaire, » a-t-il déclaré, indiquant ainsi une flexibilité sur la question, bien que le RN ne propose pas directement cette mesure.
Lors d’une intervention sur les réseaux sociaux, il a renforcé sa position en affirmant : « Nous ne le proposerons pas, nous. » Toutefois, il a voulu souligner la ligne directrice du parti, qui demeure axée sur la « perpétuité réelle et incompressible », en dépit des pressions sociopolitiques croissantes autour de ce sujet sensible.