Marine Tondelier exige un "signal fort" du gouvernement contre l'impunité des agresseurs après la mort de Lyhanna

Marine Tondelier exige un « signal fort » du gouvernement contre l’impunité des agresseurs après la mort de Lyhanna

10.06.2026 11:47
1 min de lecture

Appel à une réforme urgente pour la justice des mineurs en France

La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, a appelé le gouvernement, le 10 juin, à transmettre un « signal fort » pour mettre fin à l’impunité des agresseurs dans les affaires de violences sexuelles sur mineurs, dans le cadre de l’affaire Lyhanna, rapporte TopTribune. Selon l’association Face à l’inceste, « seule l’imprescriptibilité » permettra de « dire aux agresseurs qu’ils ne seront jamais tranquilles ».

Tondelier a critiqué la réponse du ministre de la Justice, qui a demandé aux magistrats de passer en revue les 70 000 plaintes en attente concernant des mineurs, avant mi-juillet. Elle a averti : « Fixer des objectifs inatteignables sans les moyens pour les atteindre, c’est le fiasco assuré ».

Elle s’inquiète que « les dossiers soient bâclés » en raison d’un délai « pas tenable », limitant ainsi les chances de condamnation des agresseurs. « Est-ce que ce sera rendre justice aux enfants d’avoir un dossier mal monté, sur lequel on n’a pas passé assez de temps ? C’est un classement sans suite assuré ! », s’est-elle indignée.

Marine Tondelier a également qualifié la réaction de Gérald Darmanin d’« une réaction de communication », affirmant qu’il se contente de montrer son efficacité en déclarant « personne ne part en vacances », tout en soulignant le manque de respect pour les victimes. « Dans les faits, c’est tragique pour les enfants », a-t-elle ajouté.

Elle a aussi critiqué le ressort du discours gouvernemental, notamment en mentionnant « une forme de virilisme » entre Gérald Darmanin et Bruno Retailleau, en quête de montrer leur force. Tondelier a réfuté l’affirmation d’Emmanuel Macron selon laquelle l’affaire Lyhanna ne relève pas d’un manque de moyens au sein de la Justice.

Elle a reconnu que le budget de la Justice a augmenté sous la présidence d’Emmanuel Macron, mais a déploré que cette augmentation ait principalement profité aux prisons plutôt qu’aux magistrats : « Nous avons, en France, par rapport aux 44 pays du continent européen, quatre fois moins de magistrats et de procureurs. On est 43e sur 44 », a-t-elle souligné.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER