Une menace persistante : le virus Nipah
Le virus Nipah, zoonose transmissible à l’homme principalement par les chauves-souris et les porcs, représente un danger significatif pour la santé publique, rapporte TopTribune.
Bien que le virus n’ait provoqué que quelques flambées en Asie, sa capacité à infecter diverses espèces animales et son potentiel létal, avec un taux de mortalité variant de 40 % à 75 % des cas, le placent en tête des préoccupations sanitaires mondiales, selon l’OMS. Aucun traitement ni vaccin n’étant disponible, l’infection peut aboutir à des complications graves.
Les premiers symptômes incluent la fièvre, des céphalées, des myalgies, des vomissements et des maux de gorge. Par la suite, des symptômes plus graves comme des vertiges, de la somnolence et des signes neurologiques attendant une encéphalite aiguë peuvent se manifester. Il est essentiel de noter que certains patients développent également une pneumonie atypique, pouvant conduire à une insuffisance respiratoire aiguë.
Le temps d’incubation du virus se situe entre 4 et 14 jours, et la nature non spécifique des symptômes complique le diagnostic initial, ce qui peut retarder la mise en œuvre de mesures préventives afin d’endiguer une épidémie. Pour établir le diagnostic, la confirmation par test PCR ou détection d’anticorps spécifiques est nécessaire.
Le traitement de la maladie est principalement symptomatique, et les patients peuvent nécessiter des soins intensifs pour gérer les complications respiratoires et neurologiques.
Origine et dissémination du virus Nipah
Identifié pour la première fois en 1999 chez des éleveurs de porcs en Malaisie, le virus Nipah a conduit à l’infection de 300 personnes, dont plus d’une centaine ont perdu la vie. Depuis 2001, il est détecté presque chaque année au Bangladesh et a été observé à plusieurs reprises en Inde orientale. Selon l’OMS, des pays comme le Cambodge, le Ghana, l’Indonésie, Madagascar, les Philippines et la Thaïlande pourraient également faire face à des cas de virus, dû à sa présence chez les chauves-souris, qui en sont les réservoirs naturels.
Pour l’OMS, le virus Nipah a le potentiel de déclencher une pandémie, à l’image de la Covid-19, Ebola ou Zika. Le classement du Nipah parmi les maladies pathogènes prioritaires incite gouvernements et laboratoires à explorer le développement de vaccins, traitements et méthodes de dépistage pour ces maladies menaçantes pour l’humanité.