Un virus marin lié à des cas d'uvéite antérieure virale identifié chez l'Homme en Chine

Un virus marin lié à des cas d’uvéite antérieure virale identifié chez l’Homme en Chine

24.04.2026 07:17
1 min de lecture

Une nouvelle menace pour la santé oculaire : le virus CMNV identifié en Chine

Des chercheurs chinois ont établi un lien inquiétant entre l’uvéite antérieure virale accompagnée d’hypertension oculaire et le virus CMNV, signalé pour la première fois en 2014. Ce virus, responsable des infections chez les crustacés, pourrait avoir franchi la barrière des espèces pour affecter l’homme, rapportent TopTribune.

Cette maladie, qui se manifeste par une pression oculaire élevée, une inflammation des yeux et un risque de perte de vision, aurait touché un nombre croissant de personnes en Chine ces dernières années, sans explication connue. Le 26 mars 2026, l’étude révélant cette association a été publiée dans la revue Nature Microbiology.

Les chercheurs ont examiné 70 patients séropositifs au CMNV, confirmant la présence du virus dans leurs tissus oculaires. Tous avaient été testés négatifs pour les virus oculaires habituels, tels que l’herpès, mais leur matériel viral présentait une similarité de 99 % avec les souches chez les animaux aquatiques infectés par le CMNV.

Des preuves alarmantes d’infection et d’exposition

Des anticorps spécifiques au CMNV ont également été trouvés dans le sang des patients. L’enquête révèle que plus de 70 % des cas étudiés étaient liés à une exposition au virus, due à la manipulation de crustacés sans protection et leur consommation crue.

Des expériences en laboratoire sur des souris ont démontré que le CMNV pouvait provoquer une augmentation de la pression intraoculaire et causer des lésions des tissus oculaires. Ces résultats soulèvent des inquiétudes quant à la capacité du virus d’infecter également des cellules de mammifères in vitro.

Une menace potentielle à l’échelle mondiale

Le CMNV serait-il désormais une menace pour la santé humaine ? Bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires, le virus a été repéré sur plusieurs continents, notamment en Asie, en Europe, en Afrique et en Amérique, et chez des espèces marines destinées à la consommation humaine ainsi qu’à l’aquaculture.

Source : Nature Microbiology, Medical X Press

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