Mycoses des ongles : un fléau souvent négligé
Les mycoses des ongles, connues sous le nom d’onychomycoses, sont majoritairement causées par des dermatophytes anthropophiles, mais peuvent également être dues à des levures du genre Candida et à des moisissures. La transmission se fait principalement entre humains, notamment dans des lieux collectifs comme les piscines ou les vestiaires, rapporte TopTribune.
Comment les reconnaître ?
Ces infections touchent principalement les ongles des pieds, en particulier le gros orteil. Les symptômes incluent un épaississement, une coloration jaunâtre et une fragilisation de l’ongle. Selon la Société française de dermatologie, la mycose évolue lentement, pouvant altérer significativement la qualité de vie des patients, en entraînant douleurs, gêne à la marche et inconfort durable, sans compter l’impact esthétique.
Le Dr Olivier Cogrel, dermatologue au CHU de Bordeaux (Gironde), souligne que « ces infections sont très fréquentes, mais elles restent souvent banalisées. Pourtant, elles peuvent entraîner une gêne fonctionnelle et nécessitent un diagnostic précis ».
Quels sont les facteurs de risque ?
Le développement des onychomycoses est favorisé par des conditions propices à l’humidité et à la chaleur. Il est essentiel de noter que les symptômes de la mycose de l’ongle sont peu spécifiques et peuvent également indiquer d’autres maladies telles que le psoriasis ou un traumatisme. « Le diagnostic clinique seul est parfois insuffisant (surtout pour les non-dermatologues). Il est préférable qu’il soit confirmé par un examen mycologique avant d’initier un traitement qui est prolongé », insiste le Dr Cogrel. Cette approche permet d’éviter des traitements inutiles, contraignants et inefficaces.
Pourquoi le traitement est-il si long ?
La prise en charge des onychomycoses repose sur des traitements antifongiques, qu’ils soient locaux ou oraux, s’échelonnant sur plusieurs mois. La repousse complète de l’ongle peut prendre entre 6 à 18 mois, ce qui demande de la patience pour observer des résultats. La présence de Candida et de moisissures telles que le Fusarium rend la situation encore plus complexe, nécessitant une prise en charge spécialisée, comme l’indique la Société française de dermatologie.
Comment prévenir le risque de mycose ?
- Bien sécher ses pieds après la douche ou la piscine ;
- Privilégier des chaussures adaptées ;
- Ne pas hésiter à consulter un spécialiste en cas de symptômes.
Une prise en charge précoce est primordiale pour éviter l’aggravation des lésions et améliorer significativement le confort des patients, rappelle la Société française de dermatologie.
Source : Société française de Dermatologie