Affaire Lyhanna : Gérald Darmanin présente ses excuses et évoque des sanctions pour les magistrats

Affaire Lyhanna : Gérald Darmanin présente ses excuses et évoque des sanctions pour les magistrats

06.06.2026 14:56
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Le gouvernement français sous pression après l’affaire Lyhanna

Le gouvernement français fait face à de vives critiques suite à l’affaire Lyhanna. Le 5 juin, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a présenté ses excuses, reconnaissant un échec de la justice, tout en pointant la responsabilité des magistrats et en suggérant d’éventuelles sanctions, rapporte TopTribune.

Les plaintes contre Jérôme Barella, principal suspect dans la mort de Lyhanna, continuent de se multiplier. La dernière en date a été déposée à Saint-Brieuc, dans les Côtes-d’Armor, concernant des faits remontant à 2023, qui se seraient déroulés dans le Gers. Cette plainte, enregistrée il y a quelques mois contre X, est en partie relatée par la reconnaissance de la victime du suspect après la médiatisation du cas. Barella est désormais à l’origine d’au moins sept plaintes au signalement depuis 2017. À Saint-Brieuc, la consternation est palpable.

Des citoyens expriment leur frustration face à la situation : « Regardez le nombre d’enfants qui ont été dans le même style que la petite. Ce n’est pas aujourd’hui, ça fait combien d’enfants ? C’est une défaillance de l’État »; « Pour moi, cette personne-là avec son passé et ce qu’on sait d’elle, si jamais c’est cet homme-là, n’aurait pas dû être en liberté comme ça. »

L’émotion est forte dans tout le pays. La question qui préoccupe les Français est de savoir comment Jérôme Barella a pu échapper à la justice si longtemps. En réponse, le garde des Sceaux a admis des dysfonctionnements au sein du système judiciaire, s’excusant publiquement : « Aujourd’hui, l’institution judiciaire n’a pas su protéger cette petite fille. J’en tirerai toutes les conséquences et au nom de la justice, comme ministre, je veux présenter mes excuses à cette famille et aux Français qui sont légitimement choqués, terrifiés de voir de telles défaillances. »

Darmanin a également évoqué la possibilité de sanctions pour les magistrats impliqués. Toutefois, cette réaction a été jugée trop hâtive par la Conférence nationale des procureurs, alors que l’enquête administrative vient à peine de commencer, avec des conclusions attendues dans deux semaines. Le président de la conférence a questionné cette approche : « Ce que nous trouvons assez incroyable, c’est de dire que d’accord, on lance une inspection, mais de toute façon, il y a des dysfonctionnements et de toute façon, on aurait dû faire ci et de toute façon, il aurait fallu faire ça. Mais enfin, est-ce qu’on peut laisser les inspections travailler ? »

De leur côté, certains magistrats soulignent le manque de moyens au sein de la justice française, qui ne compte que trois procureurs pour 100 000 habitants, un chiffre quatre fois inférieur à la moyenne européenne.

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