Mathias Blanc, candidat socialiste pour les municipales à Perpignan, maintiendra sa campagne malgré le choix du PS d’investir la liste conduite par la vice-présidente de la région Occitanie, Agnès Langevine (Place publique). « Forts de nos convictions et d’un programme coréalisé avec les forces vives locales, nous poursuivons notre campagne de terrain », a affirmé l’équipe de Perpignan Autrement sur ses réseaux sociaux, rapporte TopTribune.
« L’esprit est à la combativité, on persévère », a déclaré une porte-parole de cette liste, qui revendique des soutiens provenant d’autres factions de la gauche. Récemment, la fédération départementale du PS avait également exprimé son soutien à Blanc.
Dimanche, la direction nationale du parti a décidé d’investir la liste Plus forts pour Perpignan, dirigée par Agnès Langevine, qui se positionne comme une coalition de gauche et de centre, incluant la conseillère départementale de centre-droit, Annabelle Brunet. L’objectif est de « faire front commun pour laisser le moins d’espace possible à Louis Aliot », l’actuel maire RN de Perpignan, a souligné un membre de la commission électorale du PS.
Trois listes à gauche
Le soutien à la liste d’Agnès Langevine répond à une demande formulée par les présidentes PS de la région Occitanie, Carole Delga, et du département des Pyrénées-Orientales, Hermeline Malherbe, selon une source interne au PS. « Les instances nationales du PS ont donc préféré soutenir une union de Place publique avec la droite », a déploré Perpignan Autrement.
Lors des municipales de 2020, Agnès Langevine, à la tête d’une liste Verts-PS-PC, avait récolté 14,5 % des voix avant de se retirer au second tour pour tenter de contrer Louis Aliot. Pour les élections de mars 2026, une troisième liste de gauche sera conduite par Mickaël Idrac de LFI, en collaboration avec les Écologistes, tandis que le leader de l’opposition au conseil municipal, Bruno Nougayrède, présentera une liste d’union des droites et des centres, regroupant le Modem et LR.