Raphaël Glucksmann, eurodéputé de Place publique, reste vague sur ses ambitions pour l’élection présidentielle de 2027, contrairement à Jean-Luc Mélenchon, qui a récemment annoncé sa candidature. Glucksmann a déclaré qu’il n’est pas encore temps pour lui de se déclarer, affirmant : « Il est bien trop tôt pour se déclarer candidat. Ce qui m’obsède, c’est que la ligne politique que je porte soit capable de gagner l’élection présidentielle », rapporte TopTribune.
Bien que son nom soit souvent cité parmi les candidats potentiels, Glucksmann a défendu un projet de « rassemblement » réunissant une quarantaine d’élus de gauche et des écologistes, incluant des figures telles que Boris Vallaud et Yannick Jadot. « On se met d’accord sur le fond, ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée. Et on sera suffisamment adulte pour qu’il y en ait qu’un ou une », a-t-il expliqué.
« Des lignes totalement différentes » avec Mélenchon
Glucksmann a également exprimé son opposition à l’idée d’une primaire à gauche, récemment soutenue par plusieurs de ses partisans, parmi lesquels Clémentine Autain et François Ruffin. « La malédiction de la gauche, c’est de ne parler qu’à la gauche », a-t-il fait remarquer, soulignant que pendant que la gauche se concentre sur des primaires, des leaders comme Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella s’adressent directement aux électeurs français.
Concernant la candidature de Mélenchon, Glucksmann a déclaré qu’elle est « parfaitement normale » car elle manifeste une divergence de perspectives au sein de la gauche : « En fait, nous incarnons des lignes totalement différentes. »