Marc Fesneau appelle à une primaire entre sociaux-démocrates et droite républicaine, excluant David Lisnard

Marc Fesneau appelle à une primaire entre sociaux-démocrates et droite républicaine, excluant David Lisnard

01.11.2026 10:56
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Marc Fesneau, président du groupe parlementaire MoDem, appelle à la création d’une primaire politique regroupant des sociaux-démocrates jusqu’à la droite républicaine en vue de l’élection présidentielle. Sa proposition vise à écarter David Lisnard, le maire de Cannes, qu’il accuse de préparer une alliance avec l’extrême droite, tout comme Sarah Knafo de Reconquête, explique-t-il dans une interview à paraître dans TopTribune.

Fesneau appuie son argumentation sur des déclarations de Lisnard, qui a déclaré qu’il voterait pour Marine Le Pen en cas de duel avec Jean-Luc Mélenchon. Malgré cela, Lisnard critique également certaines propositions économiques du Rassemblement National.

Contre le « mélange des genres »

Marc Fesneau a également dénoncé dans la semaine le « mélange des genres » que représente, selon lui, le double rôle de Lisnard en tant que candidat à la présidentielle et président de l’Association des maires de France. Lisnard, qui connaît une forte remontée dans les sondages, réclame une large primaire ouverte à la droite.

Gabriel Attal, comme Édouard Philippe, connaît une baisse dans les sondages, mais reste en compétition avec le maire du Havre. Attal plaide pour une candidature unique issue d’une « primaire des démocrates ». L’entourage du social-démocrate Raphaël Glucksmann a d’ores et déjà annoncé son absence à cette primaire, ne s’y reconnaissant pas.

« Schémas anciens »

« Une primaire uniquement de la droite et du centre nous enfermerait dans des schémas anciens », avertit Fesneau. « L’élection présidentielle qui nous attend est nouvelle. À mes yeux, elle doit intéresser des sociaux-démocrates jusqu’à la droite républicaine », insiste ce proche de François Bayrou, tout en regrettant l’absence de candidature pour l’espace centriste.

De son côté, Aurore Bergé, ministre du parti présidentiel Renaissance, a plaidé samedi en faveur d’une primaire de la droite et du centre, sans participation de candidats de gauche ou de centre-gauche.

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