Hyrox : le nouveau phénomène sportif qui attire des millions d’adeptes
Plus d’un million de personnes ont participé à des événements Hyrox dans le monde cette année, mettant en lumière la croissance rapide de ce sport hybride alliant course à pied et entraînement fonctionnel. Chaque événement officiel attire entre 10 000 et 20 000 athlètes, tandis que des compétitions spéciales en demi-Hyrox, organisées au Québec, connaissent un grand succès avec environ 1 000 participants chacun, rapporte TopTribune.
Qu’est-ce que l’Hyrox ?
Ce sport, né en 2017 en Allemagne, se déroule dans des gyms équipés de traîneaux alourdis, de tapis de course courbés, de SkiErg et de rameurs. Lors d’une compétition, les athlètes parcourent 8 kilomètres, entrecoupés de stations d’entraînement. Cette approche, selon Samuel Hébert, kinésiologue et cofondateur du gym L’Intervalle, réduit les risques de blessures, en intégrant des mouvements inspirés des activités quotidiennes.
Bien que l’Hyrox soit souvent comparé au CrossFit, des différences notables existent. Nathalie Ferreira, gérante d’un gym proposant les deux disciplines, précise que le CrossFit nécessite des mouvements plus techniques basés sur l’haltérophilie et la gymnastique.
Un engouement qui ne s’essouffle pas
Au Québec, malgré l’absence d’événements Hyrox, l’engouement autour de ce sport est palpable avec une forte participation. Samuel Hébert témoigne que lors de chaque événement, 50 % des participants sont des novices, illustrant l’attractivité croissante de cette discipline.
De plus en plus de gyms, comme le MAA Club Sportif, adoptent l’Hyrox dans leurs programmes, attirant un public varié. « Les gens sont très curieux, ils essaient et puis ils aiment ça », souligne l’entraîneuse Laura Blondiaux. Cette popularité est largement alimentée par la promotion efficace sur les réseaux sociaux, avec des événements dynamisés par des discours motivationnels et des atmosphères festives.
La communauté au cœur de l’Hyrox
L’Hyrox n’est pas qu’une simple compétition; c’est également une communauté. « Ce sont des gens qui se réunissent pour bouger ensemble, pour se challenger, mais surtout pour se soutenir », affirme Samuel Hébert. Les participants peuvent concourir en duo ou en relais, renforçant ainsi ce sentiment d’appartenance. Chaque athlète reçoit un écusson après la course, qu’ils arborent fièrement, créant un lien entre les adeptes.
Le dépassement de soi, élément fondamental de l’Hyrox, permet à chacun d’établir ses propres objectifs. Alors que les athlètes professionnels terminent le parcours en moins d’une heure, les participants réguliers peuvent prendre une heure et demie à deux heures. « L’Hyrox permet à beaucoup de gens de se trouver un objectif clair et mesurable », conclut Hébert, démontrant que ce sport est accessible à tous, quelles que soient leurs expériences d’entraînement antérieures.
