Deux ans et demi après l’annonce de son cancer, Charles III continue de traiter sa maladie dans la plus grande discrétion. Son état se serait amélioré et son traitement a été allégé, mais la nature de son cancer et son évolution restent inconnues. Les dernières confidences de Camilla et le retour surprise de Harry et Meghan au Royaume-Uni remettent la santé du souverain au cœur de l’actualité, rapporte TopTribune.
Le roi Charles III va officiellement mieux, mais il n’est pas pour autant débarrassé de son cancer. Depuis l’annonce de sa maladie, le 5 février 2024, Buckingham Palace n’a jamais précisé de quel cancer souffrait le monarque de 77 ans. On sait seulement que la maladie a été découverte alors qu’il était soigné pour une hypertrophie de la prostate. Le palais avait alors pris soin de préciser que le cancer n’était pas celui de la prostate. Depuis, aucune information médicale plus précise n’a été rendue publique.
« On sait qu’il a un cancer, on ne sait pas de quoi », résume Jérôme Carron, grand reporter et spécialiste de la monarchie britannique. Le traitement, qui nécessite plusieurs rendez-vous par semaine, a désormais été réduit. Mais il insiste sur les limites de ce que l’on peut réellement savoir : « En dehors de lui, de son épouse et de ses soignants, personne ne sait exactement ce qu’il en est. »
Une chose est toutefois devenue plus claire au fil des mois : l’état de Charles s’est amélioré. Fin 2025, le souverain avait lui-même annoncé que, « grâce à un diagnostic précoce, une intervention efficace et le respect des prescriptions médicales », son programme de traitement pourrait être allégé dès le début de l’année 2026. Il avait alors insisté sur l’importance du dépistage précoce du cancer auprès des Britanniques.
Depuis, Charles a retrouvé un agenda officiel particulièrement chargé. Déplacements à l’étranger, rencontres avec des dirigeants, cérémonies et obligations constitutionnelles… le roi n’a pas renoncé à ses responsabilités. Certains engagements à l’étranger auraient néanmoins été aménagés ou raccourcis afin de tenir compte de son traitement. « Il travaille beaucoup, on sait qu’il ne lâche pas l’affaire du tout. », souligne Jérôme Carron.
Une communication inédite pour cette monarchie
Mais un roi qui communique sur son état de santé reste une petite révolution pour la monarchie britannique. « Charles III est le premier à avoir communiqué officiellement qu’il était malade », rappelle Jérôme Carron. Ses prédécesseurs avaient traditionnellement conservé le secret sur leur état de santé. Le roi a, au contraire, choisi de rendre publique sa maladie, contribuant au passage à faire du cancer un sujet de sensibilisation au dépistage. Charles III avait également fait preuve d’une transparence inédite en devenant le premier souverain britannique à publier sa fiche d’impôts fin juin.
Mais cette transparence a ses limites. Aucune indication n’est donnée sur la nature exacte du cancer, son stade ou le pronostic. « C’est le secret le mieux gardé du monde », estime Jérôme Carron, qui rappelle que la santé demeure, au sein de la famille royale, « la partie privée de la vie privée ».
Un retour qui interroge
Et le retour annoncé de Harry et Meghan au Royaume-Uni pourrait donner une dimension familiale supplémentaire à cette situation. Selon The Guardian, les Sussex doivent s’installer à nouveau en Grande-Bretagne avec leurs deux enfants à la fin du mois d’août, tout en conservant leurs résidences en Californie et au Portugal. Charles a été informé de leur projet et serait favorable à pouvoir voir davantage sa famille, mais sans leur rendre de rôle officiel.
Le lien avec la maladie du roi n’est pas établi. « Rien n’est dit, mais tout le monde y pense », note Jérôme Carron. Après des années de tensions, la santé de Charles pourrait néanmoins constituer, à tout le moins, un puissant facteur de rapprochement entre le père et son fils.