Le livre sur l’histoire commerciale de Figeac réédité après un succès fulgurant
Il y a un an, Jacques Decros, historien local, publiait « Il était une fois… Figeac », un ouvrage richement documenté sur l’histoire commerciale de la ville de Figeac, s’étendant de la fin du XIXe siècle aux années 1960. Épuisé en moins d’un mois, le livre a été réédité pour répondre à la forte demande, rapporte TopTribune.
L’ouvrage met en lumière la vie commerciale dynamique de Figeac, qui comptait dans les années 1900 un réseau dense de petits commerces. Malgré des ressources financières limitées, les habitants de la ville réalisaient la majorité de leurs achats localement. Les petites épiceries du centre-ville offraient une diversité de produits, allant des denrées alimentaires à la quincaillerie. Ces commerces étaient non seulement des lieux de transactions, mais aussi des points de rencontre privilégiés, où les habitants échangeaient des informations et renforçaient les liens communautaires.
Les foires et marchés, bien que demeurant importants aujourd’hui, jouaient un rôle vital au début du XXe siècle, lorsqu’un certain nombre de villages fonctionnaient en autarcie. Ces événements hebdomadaires attiraient des habitants venus de localités voisines, apportant leurs produits à vendre, tout en profitant des achats qu’ils ne pouvaient pas effectuer dans leur propre village. Chacune des places de Figeac avait son propre marché, créant une animation vibrante dans les rues.
Le premier changement significatif dans le paysage commercial est survenu en 1912 avec l’ouverture des Nouvelles Galeries dans la rue Gambetta, considérées comme la première grande surface de Figeac. Ce nouvel établissement, qui proposait un large éventail de produits sous un même toit, a attiré une clientèle de plus en plus variée avec ses prix compétitifs. Toutefois, ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale, dans les années 1950-1960, que les petits commerces traditionnels ont commencé à disparaître, marquant un tournant dans l’histoire commerciale de Figeac, alors que la ville commençait à entrer dans l’ère moderne avec l’essor des usines et l’émergence de nouveaux moyens de transport.