Élisabeth Borne critique Gabriel Attal et Édouard Philippe dans la préparation de la présidentielle 2027

Élisabeth Borne critique Gabriel Attal et Édouard Philippe dans la préparation de la présidentielle 2027

10.09.2026 06:16
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Les tensions se intensifient entre les anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron à l’approche de l’élection présidentielle. Lors d’un entretien publié mercredi dans le Figaro, Élisabeth Borne a exprimé son souhait que « le centre soit représenté » au scrutin, tout en critiquant Gabriel Attal pour son éloignement des valeurs de cet espace politique, rapporte TopTribune.

« Ce qui me préoccupe aujourd’hui, c’est qu’il n’y a pas de candidat du centre, qui en porte véritablement les valeurs et la vision. Édouard Philippe dit qu’il est de droite, ce n’est pas une nouveauté, même s’il a compris qu’il fallait rallier le centre pour gagner. Et Gabriel Attal s’éloigne nettement des valeurs et de la vision du centre », a déclaré la députée du Calvados.

Borne veut « éviter » un duel RN-LFI

« Je souhaite donc que le centre soit représenté. C’est sur cette base qu’on peut éviter un deuxième tour entre le Rassemblement national et La France insoumise, et in fine une victoire du RN. Et c’est sur cette base qu’on peut bâtir une coalition dans la future Assemblée », a ajouté Élisabeth Borne, qui a quitté ses fonctions au sein des instances dirigeantes de Renaissance pour créer son propre mouvement, Bâtissons Ensemble. « Je vais œuvrer pour que ces valeurs, cette vision soient portées dans la campagne, que ce soit par les candidats déclarés ou par d’autres », a-t-elle poursuivi.

Interrogée par Le Figaro sur son soutien à Édouard Philippe ou Gabriel Attal, l’ancienne Première ministre a répondu : « je ne crois pas à l’homme providentiel. C’est collectivement que nous réussirons ».

Des piques plus virulentes contre Attal

« Certains de ceux qui ont exercé des responsabilités ces dernières années se présentent comme candidats de la « rupture » et disent qu’ils veulent « renverser la table ». Ce n’est pas crédible et ça alimente la rhétorique des extrêmes », a déclaré Élisabeth Borne, visant sans le nommer Gabriel Attal, tout en soulignant qu’il est « indispensable d’assumer le bilan » de la décennie Macron.

En revanche, elle n’a pas pris de position sur la question d’organiser une primaire, une idée suggérée notamment par François Bayrou. Cette semaine, la députée du Calvados a également participé aux journées parlementaires du MoDem.

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