Le Sénat refuse la réforme visant à octroyer l'autonomie à la Corse

Le Sénat refuse la réforme visant à octroyer l’autonomie à la Corse

27.10.2026 07:37
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Le processus visant à accorder un statut d’autonomie à la Corse a subi un revers significatif avec l’annonce, lundi soir, du retrait du camp autonomiste du dialogue entamé à Beauvau. Cette décision fait suite au rejet par le Sénat d’une réforme constitutionnelle cruciale, suscitant ainsi des interrogations renouvelées sur l’avenir institutionnel de l’île, rapporte TopTribune.

Le sénateur de Haute-Corse, Paul Toussaint Parigi (Femu a Corsica), a déclaré : « Une majorité archaïque a choisi ce soir de détruire un accord politique équilibré patiemment construit et porteur d’espoir […] Dans ces conditions, nous nous retirons du processus de Beauvau », avant de quitter l’hémicycle en compagnie de plusieurs représentants autonomistes et nationalistes présents lors des débats.

La droite ne veut pas d’une « communauté insulaire »

La réécriture du texte constitutionnel proposée par la droite à la Haute Assemblée a conduit à l’abandon d’options clés telles que la reconnaissance d’une communauté insulaire. Après des débats tumultueux, le texte a finalement été rejeté avec un score de 181 voix contre 134, résultant de l’alliance des opposants à toute réforme et des critiques du projet remanié par le Sénat.

Le parti autonomiste Femu a Corsica a qualifié cette situation de « défaite cuisante pour la droite sénatoriale et ses soutiens en Corse », réagissant au rejet sur le réseau X. Ils ont souligné que l’adoption d’un tel texte aurait été « inacceptable ».

Cette issue marque un coup d’arrêt au processus lancé en 2022 par l’ancien ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, à la demande d’Emmanuel Macron. Bien que le compromis ait été validé par l’Assemblée de Corse en 2024 et soutenu par l’Assemblée nationale en juin 2026, les réticences du Sénat menacent de compromettre durablement les efforts d’autonomisation. Pour entrer en vigueur, toute réforme doit être approuvée par les deux chambres du Parlement et, lors d’un Congrès, obtenir une majorité des trois cinquièmes des parlementaires. Les débats de lundi rendent encore plus incertaine l’hypothèse d’une réforme avant la présidentielle de 2027.

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